Le monde du libre

Arrivée d'Isabella Vanni dans l'équipe de l'April

April -

L'April a le plaisir d'annoncer l'arrivée d'Isabella Vanni dans son équipe de permanents.

Isabella Vanni a rejoint l'April début septembre, pour prendre la suite d'Aurélia Gilardi. D’abord chercheuse en sciences politiques, elle a rejoint le monde associatif il y a 4 ans dans l’humanitaire avant de faire la connaissance de l’April. Au poste de coordinatrice vie associative et assistante projets, Isabella s’occupe désormais de la gestion des adhérents, de l’organisation administrative, de la logistique, de la comptabilité, ainsi que de l’animation de la communauté. Elle intervient également comme soutien aux événements et projets de l'April. Outre ses activités internes, Isabella compte prendre activement part aux actions de promotion et défense du logiciel libre menées par l'association.

L'action de l'April est possible grâce à ses membres, son équipe de permanents, ses soutiens et sympathisants qui lui permettent d’être une association vivante et active pour la promotion et la défense du logiciel libre. L'arrivée d'Isabella donnera un nouvel élan à nos actions.

Framadate : une nouvelle version accessible à tous

Framablog -

Framadate est, avec Framapad, l’un de nos services les plus utilisés. Cette alternative libre à Doodle vous permet de créer des sondages et vous aide ainsi à planifier des rendez-vous ou prendre des décisions en recueillant l’avis des participants.

En temps normal Framasoft ne développe pas de logiciel : ce n’est pas notre motivation principale et nous ne sommes pas des programmeurs (enfin… pas tous).
Lorsque nous avions décidé de forker Studs [1], le logiciel nous paraissait simple et facile à maintenir.

Techniquement, il ne s’agit que de formulaires et tableaux en HTML, un peu de PHP pour traiter les données et une base MySQL pour les stocker. Pourtant, malgré cette simplicité, de nombreuses erreurs de conception le rendaient totalement inutilisable aux personnes en situation de handicap… Une fois n’est pas coutume, on a donc mis les mains dans le code.

Accessibilité

En avril, Armony Altinier, présidente de l’association Liberté 0 et spécialiste en accessibilité numérique, s’est penchée sur le code de Framadate pour nous proposer quelques améliorations qui auraient pu être déployées rapidement et profiter à tous.

Il s’agissait de structurer l’information dans les pages, rendre l’interface entièrement navigable au clavier, améliorer les contrastes, proposer des alternatives textuelles aux images qui puissent être lues par les lecteurs d’écran ; et, de manière générale, rendre les pages conformes au standard HTML[2].

Mais voilà, certaines modifications nous contraignaient à y regarder d’un peu plus prêt pour être mises en œuvre. Nous en avons donc profité pour clarifier le code, améliorer l’ergonomie et ajouter quelques fonctionnalités qui nous étaient très souvent demandées.

Ergonomie

Pour nous faciliter la tâche, nous avons adopté le framework libre Twitter Bootstrap, ce qui nous a permis de rentre aussitôt Framadate utilisable sur des interfaces mobiles et d’homogénéiser le design.

En tenant compte de nombreux retours d’utilisation, nous avons également amélioré le parcours de création de sondage. Les étapes sont à présent clairement définies, les messages d’aide à la saisie sont mis en évidence et le parcours se termine sur la page d’administration du sondage de manière à ce que vous puissiez gérer votre sondage même si vous n’avez pas reçu le lien par courriel.

Auparavant, les options proposées dans cette page n’étaient pas très visibles (de nombreuses personnes ne trouvaient tout simplement pas le bouton de suppression du sondage par exemple), elles sont maintenant toutes accessibles depuis le cadre de présentation en haut.

Fonctionnalités

Parmi les nouveautés, vous aurez maintenant la possibilité d’exporter les résultats des sondages dans un fichier .csv pour ainsi les exploiter dans un tableur (libre de préférence ;-) ).

Il vous sera également possible de verrouiller votre sondage, remettre à zéro les votes et commentaires, proposer des images ou des liens parmi les choix possibles…

Et surtout, vous pourrez désormais offrir à vos sondés la possibilité d’exprimer des choix moins tranchés avec le vote « Oui, si nécessaire » !

Et la suite ?

Comme nous le disions en introduction, Framasoft n’a pas vocation à développer du logiciel. C’est pourquoi nous avons besoin de développeurs pour améliorer encore Framadate.
Par exemple, la possibilité de valider des votes par courriel serait une fonctionnalité très pertinente que nous ne proposons pas. De plus, un bon programmeur verra rapidement que le code a besoin d’être nettoyé (angliciser le code, restructurer, simplifier).

Et comme il n’y a pas que les codeurs dans la vie, des traducteurs sont les bienvenus pour finaliser les versions allemandes et espagnoles ou traduire dans d’autres langues. Et pour les amoureux de la langue de Stallman, la traduction du tutoriel d’installation n’attend que vous ;-)

Dégooglisons

La mise à jour de Framadate s’inscrit dans la vaste campagne que nous avons lancée voici quelques semaines et planifiée sur plusieurs années : « Dégooglisons Internet ». Notre objectif est de vous proposer des services libres, éthiques, décentralisés et solidaires contrairement à ce que font les géants du web que sont Google, Apple, Facebook, Amazon ou Microsoft.
Nous n’avons pas la prétention de remplacer ces géants mais bien de proposer des alternatives libres que chacun peut utiliser l’esprit tranquille grâce à la charte mise en place.

Si vous préférez cultiver votre propre jardin, on vous encourage à planter vos propres graines sur vos serveurs grâce au tutoriel proposé sur Framacloud.[3]

Comme annoncé, nous avons depuis le lancement de la campagne déjà mis en place une alternative au réseau social Facebook avec Framasphère ainsi qu’une mise à jour de Framindmap.
Et ce n’est pas fini ! La fin de l’année promet d’être riche avec, notamment la sortie d’un moteur de recherche !

Mais tout ceci ne sera possible qu’avec votre soutien : diffusion de l’information, dons déductibles des impôts

Notes

[1] Logiciel initialement développé pour les besoins internes de l’université de Strasbourg sur lequel s’appuie Framadate

[2] Pour visualiser les modifications effectuées, nous avons sauvegardé une copie de Framadate avant mise en conformité avec les normes d’accessibilité, donc après modifications.

[3] À noter que pour les utilisateurs de YunoHost (un logiciel conçu pour simplifier l’auto-hébergement), Valentin Grimaud a mis en place un paquet Framadate.

Apéro April le 19 déembre 2014 à partir de 19h00 dans les locaux de l'April (Paris) et à distance

April -

Début: 19 Décembre 2014 - 19:00Fin: 19 Décembre 2014 - 22:00 Un apéro April ?

Un apéro April consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance, d'échanger, de partager une verre et de quoi manger mais aussi de discuter sur l'actualité et les actions de l'April. Un apéro April est ouvert à toute personne qui souhaite venir, membre de l'April ou pas. N'hésitez pas à venir nous rencontrer.

L'apéro a lieu à Paris notamment parce que le local s'y trouve ainsi que les permanents et de nombreux actifs. Il est cependant possible d'y participer à distance en se connectant sur le salon irc de l'April (sur le salon #april du réseau irc.freenode.net, accès possible par webchat). Membre ou pas de l'April vous êtes les bienvenus. Contactez-nous pour organiser un Apéro April dans votre région.

Quand et quoi

Le prochain apéro aura lieu le 19 décembre 2014 à partir de 19h00 dans les locaux de l'April au 44/46 rue de l'ouest, bâtiment 8, 75014 Paris (entrée possible par la place de la Catalogne, à gauche du biocop, au niveau des autolib), le téléphone du local est le 01 78 76 92 80 en cas de besoin.

Pour tous les détails et vous inscrire rendez-vous sur le pad.

Revue de presse de l'April pour la semaine 47 de l'année 2014

April -

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 47

[Rue89] En Corrèze, iPads pour tous à l’école: «Vous allez voir, ce sont des mages»

Par Rémi Noyon, le vendredi 21 novembre 2014. Extrait:
> François Hollande veut généraliser l'usage des tablettes à l'école, comme il l'a fait en Corrèze. «Apologie du consumérisme» ou avenir de l'enseignement? Reportage à Tulle.
Lien vers l'article original: http://rue89.nouvelobs.com/2014/11/21/correze-ipads-tous-a-lecole-allez-voir-sont-mages-256094

[La Revue du Digital] “Travailler l’Open Data, c’est travailler la démocratie” pour le Chief Data Officer de la France

Par William El Kaim, le vendredi 21 novembre 2014. Extrait:
> Les projets se multiplient au sein d’Etalab, le bras armé de l’état pour sa politique Open Data. Les premiers résultats sont désormais disponibles soit sous forme d’ouverture de données à destination de nouveaux écosystèmes soit sous la forme de nouvelles applications disponibles pour les citoyens.
Lien vers l'article original: http://www.larevuedudigital.com/2014/11/actu/travailler-lopen-data-cest-travailler-la-democratie-pour-le-chief-data-officer-de-la-france

[Le Monde.fr] Tails, l'outil détesté par la NSA, qui veut démocratiser l'anonymat en ligne

Par Amaëlle Guiton, le jeudi 20 novembre 2014. Extrait:
> Nous avons rencontré les développeurs d'un outil craint par la NSA, utilisé par Edward Snowden et de plus en plus d'internautes désireux de se protéger sur Internet.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/11/20/tails-l-outil-deteste-par-la-nsa-qui-veut-democratiser-l-anonymat-en-ligne_4514650_4408996.html

Et aussi:
[ITespresso] Detekt: un rempart open source à la cyber-surveillance
[PCWorld.fr] Votre ordi est-il espionné par l'Etat? DETEKT vous le dit...

[Numerama] Mozilla choisit de défendre Mozilla, pas les valeurs du logiciel libre!

Par Guillaume Champeau, le jeudi 20 novembre 2014. Extrait:
> Mozilla a annoncé la fin du contrat mondial qui le liait à Google, mais en faisant des choix hautement critiquables. Ainsi, Google restera proposé en Europe où il est déjà ultra-dominant, et en Chine c'est le moteur de recherche Baidu soumis à la censure étatique qui sera proposé par défaut aux internautes chinois. Mozilla a-t-il perdu son idéalisme au profit du seul réalisme économique?
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/31329-mozilla-choisit-de-defendre-mozilla-pas-les-valeurs-du-logiciel-libre.html

Et aussi:
[Next INpact] Firefox se désintoxique de Google et s'associe à Yahoo outre-Atlantique

[Next INpact] Au ministère de la Culture, craintes et revendications sur le chantier du droit d'auteur

Par Marc Rees, le jeudi 20 novembre 2014. Extrait:
> Mardi, Fleur Pellerin est venue au Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique, qui tenait là sa séance plénière. À cette occasion, elle a salué les travaux du professeur de droit Pierre Sirinelli qui présentait ce jour son rapport d'étape (notre actualité) planchant sur une éventuelle révision de la directive de 2001 sur le droit d’auteur et les droits voisins.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/91011-au-ministere-culture-craintes-et-revendications-sur-chantier-droit-d-auteur.htm

Et aussi:
[Next INpact] Copie privée: double échec des industriels devant le Conseil d'État
[Next INpact] Le ministère de la Culture veut 300 licences Microsoft Office
[Next INpact] Marché public Microsoft Office: la réponse du ministère de la Culture

[ZDNet France] Formats ouverts à l’école: l’April lance un appel

Par Louis Adam, le mardi 18 novembre 2014. Extrait:
> L’April a lancé un appel en faveur de l’utilisation de formats ouverts au sein de l’éducation nationale. Leur cheval de bataille: l’interopérabilité des documents, qui se doivent d’être lisibles par tous les utilisateurs. Et bien sûr, protéger les élèves des «stratégies d’enfermement» des gros éditeurs.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/formats-ouverts-a-l-ecole-l-april-lance-un-appel-39809713.htm

Et aussi:
[IDBoox] Une pétition pour l’interopérabilité dans l’Education nationale
[Next INpact] Vague de soutiens pour un appel en faveur de l'interopérabilité à l'école
[Next INpact] La ministre de l'Éducation bien silencieuse à propos de l'interopérabilité
[ActuaLitté.com] Un appel lancé pour l’interopérabilité des logiciels dans l’Education nationale

Voir aussi:
Appel pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale: une vague de soutiens

[Vox] The courts set a new record for rejecting software patents in 2014

Par Timothy B. Lee, le lundi 17 novembre 2014. Extrait:
> (Les tribunaux ont récemment été de plus en plus hostiles aux brevets logiciels) Courts have recently grown increasingly hostile to software patents. A June Supreme Court ruling significantly limited the kinds of software inventions that are eligible for patent protection. And even before that ruling, there had been a dramatic increase in the number of legal decisions holding that software-related inventions were unpatentable.
Lien vers l'article original: http://www.vox.com/2014/11/17/7222807/software-patent-invalid-record

[Gridam] Des actrices X expliquent la Net neutralité en vidéo

Par Emeric, le lundi 17 novembre 2014. Extrait:
> Le site Funny or Die a fait appel à trois actrices X pour soutenir Barack Obama dans sa lutte pour la Net neutralité.
Lien vers l'article original: http://www.gridam.com/2014/11/actrices-x-expliquent-net-neutralite-en-video

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

De l'importance des formats ouverts dans l'éducation (vidéo de 2 mn)

April -

Question d'Isabelle Attard sur logiciel libre et formats ouverts

Le 13 novembre 2014, l'April a lancé l'appel pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale signé par déjà plus de 3500 personnes et organisations (syndicats, associations de l'éducation, entreprises....). Cet appel a eu l'honneur d'être évoqué lors d'une question adressée par la députée Isabelle Attard à la ministre Najat Vallaud-Belkacem et sa secrétaire d'État Geneviève Fioraso lors de la dernière Commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Malheureusement, celles-ci sont restées silencieuses à propos des formats ouverts, ne répondant pas à une question de la députée Isabelle Attard.

Comme le signale l'article de Next INpact, « pendant plusieurs dizaines de minutes, les réponses de Najat Vallaud-Belkacem et Geneviève Fioraso se sont succédées, sans que la question de l’interopérabilité ne soit évoquée... À un moment, la seconde n’est pas arrivée à lire les notes rédigées par ses conseillers. Elle a de ce fait préféré passer directement à la suite... » Il semblerait que cette réponse illisible soit justement celle sur les logiciels libres et les formats ouverts. Retrouvez sur la vidéo la question d'Isabelle Attard ainsi que cette non-réponse qui, avouons-le, nous a bien inspiré...

Les algos peuvent vous pourrir la vie

Framablog -

Les algorithmes[1] ne sont guère qu’une série d’instructions pas-à-pas généralement exécutées par un programme sur une machine. Cependant leur complexité et leur opacité pour le commun des mortels sont redoutables, et bien plus encore leur omniprésence dans tous les compartiments de notre vie, y compris la plus intime. Si le code fait la loi, c’est justement parce que les algorithmes sont à la fois puissants, invasifs et sont devenus aujourd’hui indispensables.
L’article ci-dessous ne met pas l’accent sur les nombreux domaines où nous utilisons des algorithmes sans en avoir conscience, il pointe davantage les risques et menaces qu’ils représentent lorsque ce sont les algorithmes qui déterminent notre existence, à travers quelques exemples parmi bien d’autres. Il pose également l’intéressante question de la responsabilité de ceux qui élaborent les algorithmes. Suffira-t-il de réclamer des concepteurs d’algorithmes un sympathique engagement solennel à la manière de celui des acteurs du Web ?

Les codeurs dont les algos contrôlent nos vies, qui les contrôle ? Pouvons-nous avoir un droit de regard sur les algorithmes qui désormais menacent de régir nos vies ?



Les algorithmes sont formidables mais peuvent aussi ruiner des vies

Extrait de l’essai (en anglais) The Formula: How Algorithms Solve All Our Problems—and Create More par Luke Dormehl.

Source : article du magazine Wired Algorithms are great and all, but can also ruin our lives

Traduction Framalang : Wan, r0u, goofy, Sphinx, sinma, Omegax, ylluss, audionuma

Le 5 avril 2011, John Gass, 41 ans, a reçu un courrier du service d’enregistrement des véhicules motorisés (Registry of Motor Vehicles ou RMV) de l’État du Massachusetts. La lettre informait M. Gass que son permis de conduire avait été annulé, qu’il lui était désormais interdit de conduire et que cela prenait effet immédiatement. Le seul problème, c’est qu’en bon conducteur n’ayant pas commis d’infraction grave au code de la route depuis des années, M. Gass n’avait aucune idée du motif de ce courrier.

Après plusieurs appels téléphoniques frénétiques, suivis par une entrevue avec les fonctionnaires du service, il en a appris la raison : son image avait été automatiquement signalée par un algorithme de reconnaissance faciale conçu pour parcourir une base de données de millions de permis de conduire de l’État, à la recherche de possibles fausses identités criminelles. L’algorithme avait déterminé que Gass ressemblait suffisamment à un autre conducteur du Massachusetts pour présumer d’une usurpation d’identité, d’où le courrier automatisé du RMV.

Les employés du RMV se sont montrés peu compréhensifs, affirmant qu’il revenait à l’individu accusé de prouver son identité en cas d’erreur quelconque et faisant valoir que les avantages de la protection du public l’emportaient largement sur les désagréments subis par les quelques victimes d’une accusation infondée.

John Gass est loin d’être la seule victime de ces erreurs d’algorithmes. En 2007, un bogue dans le nouveau système informatique du Département des services de santé de Californie a automatiquement mis fin aux allocations de milliers de personnes handicapées et de personnes âgées à bas revenus. Leurs frais d’assurance maladie n’étant plus payés, ces citoyens se sont alors retrouvés sans couverture médicale.

Là où le système précédent aurait notifié les personnes concernées qu’elles n’étaient plus considérées comme éligibles aux allocations en leur envoyant un courrier, le logiciel maintenant opérationnel, CalWIN, a été conçu pour les interrompre sans avertissement, à moins de se connecter soi-même et d’empêcher que cela n’arrive. Résultat : un grand nombre de ceux dont les frais n’étaient plus pris en charge ne s’en sont pas rendu compte avant de recevoir des factures médicales salées. Encore beaucoup n’avaient-ils pas pas les compétences nécessaires en anglais pour naviguer dans le système de santé en ligne et trouver ce qui allait de travers.

Des failles similaires sont à l’origine de la radiation de votants des listes électorales sans notification, de petites entreprises considérées à tort comme inéligibles aux contrats gouvernementaux, et d’individus identifiés par erreur comme « parents mauvais payeurs ». Comme exemple notable de ce dernier cas, Walter Vollmer, mécanicien de 56 ans, a été ciblé à tort par le Service fédéral de localisation des parents, et s’est vu envoyer une facture de pension alimentaire à hauteur de 206 000 $. L’épouse de M. Vollmer, 32 ans, a par la suite montré des tendances suicidaires, persuadée que son mari avait eu une vie cachée pendant la majeure partie de leur mariage.

Une possibilité tout aussi alarmante : qu’un algorithme puisse ficher par erreur un individu comme terroriste. Un sort qui attend chaque semaine environ 1500 voyageurs malchanceux qui prennent l’avion. Parmi les victimes passées de ces erreurs de corrélation de données, on retrouve d’anciens généraux de l’armée, un garçon de quatre ans, ainsi qu’un pilote d‘American Airlines, qui a été détenu 80 fois au cours d’une même année.

Beaucoup de ces problèmes sont dus aux nouveaux rôles joués par les algorithmes dans l’application de la loi. Les budgets réduits menant à des réductions de personnel, les systèmes automatisés, auparavant de simples instruments administratifs, sont maintenant des décideurs à part entière.

Dans nombre de cas, le problème est plus vaste que la simple recherche d’un bon algorithme pour une tâche donnée. Il touche à la croyance problématique selon laquelle toutes les tâches possibles et imaginables peuvent être automatisées. Prenez par exemple l’extraction de données, utilisée pour découvrir les complots terroristes : de telles attaques sont statistiquement rares et ne se conforment pas à un profil bien défini comme, par exemple, les achats sur Amazon. Les voyageurs finissent par abandonner une grande partie de leur vie privée au profit des algorithmes d’extraction de données, avec peu de résultats, si ce n’est des faux-positifs. Comme le note Bruce Schneier, le célèbre expert en sécurité informatique :

Chercher des complots terroristes… c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, ce n’est pas en accumulant davantage de foin sur le tas qu’on va rendre le problème plus facile à résoudre. Nous ferions bien mieux de laisser les personnes chargées d’enquêtes sur de possibles complots prendre la main sur les ordinateurs, plutôt que de laisser les ordinateurs faire le travail et les laisser décider sur qui l’on doit enquêter.

Bien qu’il soit clair qu’un sujet aussi brûlant que le terrorisme est un candidat parfait pour ce type de solutions, le problème central se résume encore une fois à cette promesse fantomatique de l’objectivité des algorithmes. « Nous sommes tous absolument effrayés par la subjectivité et l’inconstance du comportement humain », explique Danielle Citron, professeur de droit à l’Université du Maryland. « Et à l’inverse, nous manifestons une confiance excessive pour tout ce que peuvent accomplir les ordinateurs ».

Le professeur Citron suggère que l’erreur vient de ce nous « faisons confiance aux algorithmes, parce que nous les percevons comme objectifs, alors qu’en réalité ce sont des humains qui les conçoivent, et peuvent ainsi leur inculquer toutes sortes de préjugés et d’opinions ». Autrement dit, un algorithme informatique a beau être impartial dans son exécution, cela ne veut pas dire qu’il n’a pas de préjugés codés à l’intérieur.

Ces erreurs de jugement, implicites ou explicites, peuvent être causées par un ou deux programmeurs, mais aussi par des difficultés d’ordre technique. Par exemple, les algorithmes utilisés dans la reconnaissance faciale avaient par le passé de meilleurs taux de réussite pour les hommes que pour les femmes, et meilleurs pour les personnes de couleur que pour les Blancs.

Ce n’est pas par préjugé délibéré qu’un algorithme ciblera plus d’hommes afro-américains que de femmes blanches, mais cela ne change rien au résultat. De tels biais peuvent aussi venir de combinaisons plus abstraites, enfouies dans le chaos des corrélations de jeux de données.

Prenez par exemple l’histoire de l’afro-américaine Latanya Sweeney, docteure de l’Université d’Harvard. En effectuant des recherches sur Google, elle fut choquée de découvrir que les résultats de ses recherches étaient accompagnés de publicités demandant : « Avez-vous déjà été arrêté(e) ? ». Ces annonces n’apparaissaient pas pour ses collègues blancs. Sweeney se lança alors dans une étude, démontrant que les outils d’apprentissage automatique utilisés par Google étaient incidemment racistes, en associant plus souvent des noms donnés à des personnes noires avec des publicités ayant trait aux rapports d’arrestation.

Le système de recommandation de Google Play révèle un problème similaire : il suggère aux utilisateurs qui téléchargent Grindr, un outil de réseautage social basé sur la localisation pour les gays, de télécharger également une application qui assure le suivi géolocalisé des délinquants sexuels. Au vu de ces deux cas, devons-nous conclure que les algorithmes ont fait une erreur, ou plutôt qu’ils sont révélateurs des préjugés inhérents à leurs concepteurs ? Ou, ce qui semble plus probable, ne seraient-ils pas révélateurs d’associations inappropriées et à grande échelle entre — dans le premier cas — les personnes noires et le comportement criminel, et — dans le deuxième cas — l’homosexualité et les agressions sexuelles ?

Peu importe la raison, peu importe la façon répréhensible dont ces corrélations codifiées peuvent exister, elles révèlent une autre face de la culture algorithmique. Quand un seul individu fait explicitement une erreur de jugement, il ne peut jamais affecter qu’un nombre fini de personnes. Un algorithme, quant à lui, a le potentiel d’influer sur un nombre de vies exponentiellement plus grand.

Trois articles en français sur le même sujet :

Note

[1] Pour une définition plus élaborée voir Qu’est-ce qu’un algorithme

Étude de l’OMPI sur les exceptions

CultureLibre.ca - Olivier Charbonneau -

Le site InfoJustice.org nous informe que l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI ou WIPO en anglais) offre une mise à jour de sa monumentale étude des exceptions et limitations conférées aux bibliothèques et archives à travers le monde. Voici le lien vers le PDF: Study on Copyright Limitations and Exceptions for Libraries and Archives (pdf, en, 212 pages).

L’étude est préparée par Dr. Crews, dont j’ai eu l’immense plaisir de rencontrer lors des travaux du Comité sur le droit d’auteur de l’IFLA il y a quelques années. Dans son étude, Dr Crews présente les exceptions et limitations de chaque pays, suivant une grille analytique simplifiée. Il s’agit d’un corpus très intéressant à considérer dans un contexte de droit comparatif.

QJELT (Quatrième/Quelconque Jeudi/Jour du Libre Toulousain) le 27 novembre 2014 20h00 à Toulouse

April -

Début: 27 Novembre 2014 - 20:00Fin: 27 Novembre 2014 - 22:00

Le groupe d'utilisateurs de Logiciels Libres de Toulouse Toulibre en collaboration avec tetaneutral.net fournisseur d'accès internet et hébergeur libre proposent aux sympathisantes et aux sympathisants du libre de se retrouver autour d'un repas convivial. Inscription obligatoire pour la logistique. Des membres de l'April seront bien sûr présents.

Appel pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale : une vague de soutiens

April -

Paris, le 21 novembre 2014. Communiqué de presse.

Le 13 novembre 2014, l'April a lancé l'appel pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale avec le soutien initial de plus de 100 personnels enseignants appuyés de syndicats et associations de l'Éducation nationale. En plus du soutien initial du SE-UNSA1, du SGEN-CFDT2, de la Fédération SUD Éducation3, cet appel a été signé aussi par la CGT-Éduc'action4 ainsi que le SNES-FSU5. Du côté des associations d'enseignants, en plus des Clionautes6, de LinuxÉdu7, Sésamath8, PAGESTEC9, la FADBEN10, SILLAGES11, de nombreuses autres nous ont rejoints. À ce jour plus des 3 500 signatures ont été recueillies dont celles de nombreuses personnalités du monde de l'Éducation.

L'appel est ouvert à tous : personnels de l'Éducation nationale, parents d'élèves, organisations, citoyens. L'April regrette que la ministre Najat Vallaud-Belkacem et sa secrétaire d'État Geneviève Fioraso soient restées silencieuses à propos des formats ouverts, ne répondant pas à une question de la députée Isabelle Attard. L'April invite chacun à la rejoindre pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale en signant dès maintenant l'appel et en le diffusant.

« Nous sommes très contents de voir cette vague de soutiens. Les formats ouverts et l'intéropérabilité portent les mêmes valeurs que celles du logiciel libre. Elles sont en totale adéquation avec une mission de service public. Le système éducatif n'a plus a être otage d'écosystèmes propriétaires et fermés. » explique Rémi Boulle, vice-président de l'April. « Il n'est plus acceptable de voir des documents en DOCX et PPTX circuler dans le cadre d'un service public surtout celui de l'Éducation nationale.  »

Selon Christian Chevalier, Secrétaire général du SE-Unsa, « Cette campagne, au-delà des aspects techniques, porte des valeurs d'universalité qui nous sont chères. »

La Document Foundation qui a soutenu l'appel dès lundi avait déjà indiqué que, « le monde de l'éducation a un besoin réel de formats ouverts et de logiciels libres ; nos enfants doivent apprendre à se servir d'outils et non pas de produits et ils doivent pouvoir bénéficier de leurs droits, sans subir ce que les logiciels privateurs de liberté et des formats propriétaires opaques leur imposent. » 12.

L'appel est en ligne ici : formatsouverts.education.

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, à l'ère du numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 4 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31
Rémi Boulle, vice-président, rboulle@april.org 06 05 03 32 30

  • 1. SE-UNSA : syndicat d'enseignants du premier et second degré
  • 2. SGEN-CFDT, syndicat général de l'Éducation Nationale qui inclut l'ensemble des personnels
  • 3. Fédération SUD Éducation, fédération syndicale qui rassemble les personnels de l'Éducation
  • 4. CGT-Éduc'action : Union Nationale des Syndicats de l'Éducation Nationale CGT "CGT Éduc'action"
  • 5. SNES-FSU : Syndicat National des Enseignements de Second degré
  • 6. Clionautes : association de professeurs d'histoire et géographie
  • 7. LinuxÉdu : groupe d’utilisateurs et développeurs de logiciels et ressources libres pour l’éducation
  • 8. Sésamath : Sésamath a pour vocation essentielle de mettre à disposition de tous, gratuitement, des ressources pédagogiques libres et des outils professionnels libres utilisés pour l'enseignement des mathématiques
  • 9. PAGESTEC : Association de professeurs de technologie
  • 10. FADBEN : Fédération des enseignants documentalistes de l’éducation nationale
  • 11. SILLAGES : ressources et formations en ligne pour l’ouverture Sociale et InternationaLe de L’Accès aux Grandes EcoleS
  • 12.

    Le texte intégral de la déclaration : « La Document Foundation soutient l'adoption et l'utilisation des formats ouverts dans l'éducation par le biais de ses deux projets, LibreOffice et le projet de Libération des Documents.

    Les formats ouverts sont des formats pérennes, aux spécifications connues, élaborées de manière transparente. Ils ne forcent pas l'utilisation d'un produit en particulier et donnent à leurs utilisateurs et aux auteurs des documents une véritable maîtrise de leurs données et l'assurance de leur liberté.

    Le monde de l'éducation a un besoin réel de formats ouverts et de logiciels libres; nos enfants doivent apprendre à se servir d'outils et non pas de produits et ils doivent pouvoir bénéficier de leurs droits, sans subir ce que les logiciels privateurs de liberté et des formats propriétaires opaques leur imposent. » Le contact presse pour la Documentation Foundation est Italo Vignoli

HG Wells sur le droit d’auteur

CultureLibre.ca - Olivier Charbonneau -

Vous connaissez sûrement Herbert George Wells comme un auteur de science fiction. Mais, il fut, comme le précise Wikipédia :

un écrivain britannique surtout connu aujourd’hui pour ses romans de science-fiction. Il fut cependant également l’auteur de nombreux romans de satire sociale, d’œuvres de prospective, de réflexions politiques et sociales ainsi que d’ouvrages de vulgarisation touchant aussi bien à la biologie, à l’histoire qu’aux questions sociales.

J’ai eu la chance de participer récemment à une table ronde suite à la projection d’un documentaire intitulé Google and the World Brain au Festival des films sur l’art. Ledit documentaire se basait sur un essai de HG Wells intitulé The World Brain où l’auteur britannique proposait la constitution d’une encyclopédie mondiale afin d’émanciper l’humanité de l’ignorance.

Et, en 1936, le penseur britannique avait dit ceci: “A greater danger, as I have already suggested, will come from attempts at the private mercenary exploitation of this world-wide need — the raids of popular publishers and heavily financed salesmen, and in particular attempts to create copyright difficulties and so to corner the services and prestige of this or that unwary eminent person by anticipatory agreements”

C’est drôle, cette histoire me fair penser à l’état actuel de l’édition académique, où des sociétés privées s’accaparent les savoirs des universités afin de les revendre à fort prix à certains intervenants fortunés

Je tiens à remercier l’Université d’Adélade en Australie qui offre gratuidement des versions numérisées des livres de HG Wells. Voici le passage auquel je fais référence, les deux seules fois que Wells fait mention du mot copyright dans son livre intitulé World Brain:

Can such an Encyclopaedia as I have been suggesting to you be a possible thing? How can it be set going? How can it be organised and paid for?
I agree I have now to show it is a possible thing. For I am going to make the large assumption that you think that it is a possible thing it is a desirable thing. How are we to set about it?
I think something in this way: To begin with we want a Promotion Organisation. We want, shall I call it, an Encyclopaedia Society to ask for an Encyclopaedia and get as many people as possible asking for an Encyclopaedia. Directly that Society asks for an Encyclopaedia it will probably have to resort to precautionary measures against any enterprising publisher who may see in that demand a chance for selling some sort of vamped-up miscellany as the thing required, and who may even trust to the unworldliness of learned men for some sort of countenance for his raid.
And next this society of promoters will have to survey the available material. For most of the material for a modern Encyclopaedia exists already — though in a state of impotent diffusion. In all the various departments with which an Encyclopaedia should deal, groups of authoritative men might be induced to prepare a comprehensive list of primary and leading books, articles, statements which taken together would give the best, clearest and most quintessential renderings of what is known and thought within their departments. This would make a sort of key bibliography to the thoughts and knowledge of the world. My friend Sir Richard Gregory has suggested that such a key bibliography for a World Encyclopaedia would in itself. be a worthwhile thing to evoke. I agree with him. I haven’t an idea what we should get. I imagine something on the scale of ten or twenty thousand items. I don’t know.
Possibly our Encyclopaedia Society would find that such a key bibliography was in itself a not unprofitable publication, but that is a comment by the way. The next step from this key bibliography would be the organisation of a general editorial board and of departmental boards. These would be permanent bodies — for a World Encyclopaedia must have a perennial life. We should have to secure premises, engage a literary staff and, with the constant co-operation of the departmental groups, set about the task of making our great synthesis and abstract. I must repeat that for the purposes of a World Encyclopaedia probably we would not want much original writing. If a thing has been stated clearly and compactly once for all, why paraphrase it or ask some inferior hand to restate it? Our job may be rather to secure the use of copyrights, and induce leading exponents of this or that field of science or criticism to co-operate in the selection, condensation, expansion or simplification of what they have already said so well.
And now I will ask you to take another step forward and imagine our World Encyclopaedia has been assembled and digested and that the first edition is through the press. So far we shall have been spending money on this great enterprise and receiving nothing; we shall have been spending capital, for which I have at present not accounted. I will merely say that I see no reason why the capital needed for these promotion activities should not be forthcoming. This is no gainful enterprise, but you have to remember that the values we should create would be far more stable than the ephemeral encyclopaedias representing sums round about a million pounds or so which have hitherto been the high-water of Encyclopaedic enterprise. These were essentially book-selling enterprises made to exploit a demand. But this World Encyclopaedia as I conceive it, if only because it will have roped in the larger part of the original sources of exposition, discussion and information, will be in effect a world monopoly, and it will be able to levy and distribute direct and indirect revenue, on a scale quite beyond the resources of any private publishing enterprise. I do not see that the financial aspects of this huge enterprise, big though the sums involved may be, present any insurmountable difficulties in the way of its realisation. The major difficulty will be to persuade the extremely various preoccupied, impatient and individualistic scholars, thinkers, scientific workers and merely distinguished but unavoidable men on whose participation its success depends, of its practicability, convenience and desirability. And so far as the promotion of it goes I am reasonably hopeful. Quite a few convinced, energetic and resourceful people could set this ball rolling towards realisation. To begin with it is not necessary to convert the whole world of learning, research and teaching. I see no reason why at any stage it should encounter such positive opposition. Negative opposition — the refusal to have anything to do with it and so forth-can be worn down by persistence and the gathering promise of success. It has not to fight adversaries or win majorities before it gets going. And once this ball is fairly set rolling it will be very hard to stop. A greater danger, as I have already suggested, will come from attempts at the private mercenary exploitation of this world-wide need — the raids of popular publishers and heavily financed salesmen, and in particular attempts to create copyright difficulties and so to corner the services and prestige of this or that unwary eminent person by anticipatory agreements.
Vis-à-vis with salesmanship the man of science, the man of the intellectual élite, is a t to show himself a very Simple Simon indeed. And) of course from the very start, various opinionated cults and propagandists will be doing their best to capture or buy the movement. Well, we mustn’t be captured or bought, and in particular our silence must not be bought or captured. That danger may in the end prove to be a stimulus. It may be possible in some cases to digest and assimilate special cults to their own and the general advantage.
And there will be a constant danger that some of the early promoters may feel and attempt to realise a sort of proprietorship in the organisation, to make a group or a gang of it. But to recognise that danger is half-way to averting it.

Ce que Google sait de vous… parce que vous le lui donnez

Framablog -

Le bref article traduit ci-dessous ne fait que réunir et rassembler commodément des liens vers des ressources qui ne sont nullement secrètes. C’est au contraire tout à fait ouvertement que Google met à votre disposition ce qu’il sait de vous, il vous suffit de rechercher dans les paramètres de votre compte Google (mmmh car vous en avez encore un n’est-ce pas ?).

Vous vous demandez sans doute alors pourquoi un article du Framablog vous invite à cliquer sur les liens… Google, alors que nous sommes engagés dans une campagne à long terme pour vous inciter à vous déprendre de son emprise. Disons que c’est une façon rapide et frappante de prendre conscience de ce que nous sommes devenus pour cette entreprise : des données monnayables. C’est aussi une façon de découvrir que non seulement vous pouvez désactiver les fonctionnalités les plus intrusives, mais que vous pouvez même récupérer toutes les données que vous avez généreusement données à Google (voyez le 6e lien) avant de supprimer votre compte !

Faites connaître autour de vous ces quelques liens, en particulier à ceux qui par simple ignorance ou par indifférence ne voient pas pourquoi ils devraient s’efforcer de renoncer peu à peu à Google, à ses pompes et à ses œuvres (oui je sais, Amazon, Apple, Facebook et d’autres sont sur les rangs aussi mais ils ne perdent rien pour attendre).

Article original sur le blog de Cloudfender 6 links that will show you what Google knows about you

Six liens qui vont vous montrer ce que Google sait de vous

Vous voulez savoir tout ce que Google sait sur vous ? Voici 6 liens qui vont vous montrer certaines des données que Google possède sur vous.

1. Découvrez comment Google vous voit

Google tente de créer un profil de base de vous, selon votre âge, votre sexe, vos centres d’intérêt. C’est avec ces données que Google vous « sert » des annonces pertinentes. Vous pouvez examiner la façon dont Google vous voit ici :

https://www.google.com/ads/preferences/

2. Découvrez l’historique de votre géolocalisation

Si vous utilisez Android, votre appareil mobile peut envoyer à Google des informations de géolocalisation ainsi que de vitesse d’accès. Vous pouvez voir l’historique complet de vos « positions » et les exporter ici :

https://maps.google.com/locationhistory

3. Découvrez l’intégralité de votre historique de recherches Google

Google enregistre jusqu’à la moindre recherche que vous faites. Par-dessus le marché, Google enregistre toutes les pubs Google sur lesquelles vous avez cliqué. L’historique est à votre disposition ici :

https://history.google.com

4. Découvrez tous les appareils qui ont accédé à votre compte Google

Si vous craignez que quelqu’un d’autre ait pu utiliser votre compte, vous pouvez trouver la liste de tous les appareils qui ont accédé à votre compte Google, leur adresse IP et leur emplacement approximatif :

https://security.google.com/settings/security/activity

5. Découvrez toutes les applications et les extensions qui ont accès à vos données Google

Ceci est une liste de toutes les applications qui ont tout type d’accès à vos données. Vous pouvez voir le type exact de permissions accordées à l’application et révoquer l’accès à vos données en suivant ce lien :

https://security.google.com/settings/security/permissions

6. Exportez l’ensemble de vos données de Google

Google vous permet d’exporter toutes vos données : marque-pages, courriels, contacts, fichiers du « Drive », informations de votre profil, vos vidéos YouTube, vos photos et encore davantage :

https://www.google.com/takeout


Tiens et ces options, vous les aviez repérées aussi, vous ?

Bon ça c’est fait. Par petites étapes, on va finir par y arriver !

Brevet unitaire : l'avocat général Yves Bot suggère à la Cour de Justice de donner carte blanche au microcosme des brevets

April -

Le 18 novembre 2014 l'avocat général de la Cour de Justice de l'Union européenne, Yves Bot, rend son avis sur le recours de l'Espagne contre les textes mettant en place le brevet unitaire.

Dans une décision qui semble largement politique, au moins dans le communiqué de presse publié le 18 novembre dans la matinée, il recommande à la cour de rejeter l'appel de l'Espagne à la fois sur les questions portant sur la légalité de la base juridique du règlement et sur les questions linguistiques.

L'April regrette un avis qui semble peu argumenté juridiquement, alors même que de nombreux experts et juristes avaient critiqué la base juridique du projet, considérant qu'il manquait de solidité juridique. Cette question est d'autant plus importante que le brevet unitaire risquerait de mettre en place un système de brevets hors de tout contrôle réel, et donc ouvrirait la porte aux brevets logiciels.

Les conclusions détaillées de l'avocat général ne sont pas encore disponibles. Rappelons également que ces conclusions ne sont que des recommandations faites à la Cour, qui reste libre de ne pas suivre idéologiquement l'avocat Bot et de donner un avis juridique sérieux.

L'April publiera une analyse de la situation lorsque l'avis lui-même sera rendu public.

Pour des informations détaillées sur le brevet unitaire, visitez le site brevet-unitaire.eu

La Société royale sur le droit d’auteur et l’accès libre

CultureLibre.ca - Olivier Charbonneau -

Je viens de parcourir le rapport du Groupe d’experts de la Société royale du Canada intitulé : “L’avenir au présent : Les bibliothèques, les centres d’archives, et la mémoire publique au Canada” (lien direct vers la version PDF et je me réjois de voir que le droit d’auteur ainsi que l’accès libre sont deux thèmes présentés explicitement dans ce document. Il faut dire que je n’ai que le temps de parcourir ce document de 255 pages diffusé le 10 novembre dernier. !

Je vous offre rapidement les recommandations pour le droit d’auteur :

(p. 214-5)
63. les bibliothèques et les centres d’archives exercent pleinement leurs droits d’utilisateurs au regard de l’utilisation équitable et des autres exceptions et restrictions particulières au droit d’auteur pour pouvoir s’engager dans des initiatives productives telles que numériser les collections détenues en format analogique et fournir à la clientèle accès à des copies destinées à l’étude privée, et qu’ils prennent toute la latitude accordée par la loi en cas de besoin.
64. les bibliothèques et les centres d’archives continuent de participer aux audiences de la Commission du droit d’auteur pour faire valoir leurs positions.
65. les pratiques d’octroi aux bibliothèques de licences d’utilisation de ressources électroniques soient revues. Du point de vue de l’utilisateur, Internet permet un accès égal à l’information numérique là où une connexion est présente. Toutefois, l’accès aux ressources électroniques couvertes par des licences, y compris aux livres numériques, varie considérablement d’une région à une autre au Canada, puisque les accords en matière de licence se concluent localement et, parfois, à l’échelle d’un consortium. Une priorité élevée devrait être accordée à une plus grande coopération institutionnelle en matière de licence et d’hébergement afin que l’accès aux ressources soit uniformisé au moyen de services en infonuagique ou de toute autre infrastructure de partage en ligne.
66. dans les discussions sur la façon de s’adapter à l’environnement numérique, les préoccupations concernant un accès accru soient conciliées avec la nécessité de rémunérer adéquatement les créateurs d’œuvres littéraires et artistiques pour leur contribution au patrimoine culturel canadien.

Et, voici les recommandations pour les questions de l’accès libre :

(p. 218)
67. les bibliothécaires continuent d’éduquer le corps enseignant à la gestion du droit d’auteur associé aux monographies et aux articles savants pour maximiser la portée de leurs travaux en élargissant l’accès à ceux-ci.
68. les dirigeants des administrations d’universités ainsi que des bibliothèques et des presses universitaires intensifient leurs efforts visant à rationaliser l’affectation des ressources et à réaligner les mesures incitatives afin que la publication d’ouvrages et de revues savantes sur les campus se fasse de manière aussi efficiente et efficace que possible. De plus, ces
dirigeants devraient envisager une coopération institutionnelle plus étroite et un partage accru des ressources afin de promouvoir un système de publication dynamique et viable. Des efforts particuliers devraient être consentis au soutien à l’édition dans les domaines des sciences humaines et sociales et des lettres, lesquels ne bénéficient pas, de la part des gouvernements et d’organismes privés, du même soutien à la recherche et à l’édition que reçoit le domaine des sciences naturelles et du génie.
69. les bibliothécaires intéressés par l’enseignement, que ce soit dans un contexte formel ou informel, envisagent la possibilité de participer au développement de ressources éducatives libres en produisant ou en aidant le corps enseignant à produire des cours et des manuels libres et en aidant les professeurs et les autodidactes à trouver des REL de qualité et pertinentes en montant des collections ou en créant des outils de découverte.

Il faut dire que le groupe d’expert s’est aussi penché sur Bibliothèque et Archives Canada, la bibliothèque nationale fédérale, les associations de professionnels et certainnes institutionns dont les bibliothèques universitaires et locales.

Revue de presse de l'April pour la semaine 46 de l'année 2014

April -

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 46

[Numerama] Le framework .NET open-source et multi-plateformes, une révolution chez Microsoft

Par Julien L., le vendredi 14 novembre 2014. Extrait:
> Microsoft a décidé d'ouvrir le framework .NET et de le passer en open source afin que tout le monde puisse contribuer à son développement. Cette décision est une révolution pour l'entreprise américaine, qui a longtemps misé exclusivement sur une approche propriétaire des logiciels.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/31278-le-framework-net-open-source-et-multi-plateformes-une-revolution-chez-microsoft.html

Et aussi:
[Le Monde Informatique] Microsoft met son framework .Net en Open Source
[20minutes.fr] Le virage open-source et gratuit de Microsoft

[Libération.fr] Libre virgule, Firefox fête ses 10 ans

Par Camille GÉVAUDAN, le jeudi 13 novembre 2014. Extrait:
> Le célèbre navigateur a vu le jour le 9 novembre 2004. Tristan Nitot, le porte-parole de la fondation Mozilla qui l'a conçu, raconte son histoire, sa personnalité et ses nouveautés.
Lien vers l'article original: http://ecrans.liberation.fr/ecrans/2014/11/13/libre-virgule-firefox-fete-ses-dix-ans_1141614

Et aussi:
[Le Point] Mozilla: "Firefox a réussi au-delà de nos espérances les plus folles"
[Les Echos] Comment le projet d’une poignée de chômeurs a transformé Internet
[Obsession] Firefox: "Nous allons faire trembler les géants du net"

[La gazette.fr] L’Etat start-up n’est-il qu’un slogan?

Par Sabine Blanc, le jeudi 13 novembre 2014. Extrait:
> La start-up est un champ sémantique et symbolique mis en avant par Thierry Mandon, le secrétaire d’Etat en charge de la Réforme de l’Etat et de la Simplification, comme modèle de fonctionnement à suivre. Certains projets s’en revendiquent déjà. Cette inspiration dans l’air du temps a ses limites si l’on analyse ce que recouvre vraiment le terme.
Lien vers l'article original: http://www.lagazettedescommunes.com/292977/letat-start-up-nest-il-quun-slogan

[ZDNet] Gnome vs Groupon: face à la grogne libriste, le géant de l’ecommerce se couche

Par Louis Adam, le mercredi 12 novembre 2014. Extrait:
> Les contributeurs du projet Gnome ont eu fort à faire pour faire plier Groupon: la marque américaine avait en effet dévoilé un nouveau projet de point de vente sous forme de tablette nommé Gnome. Une initiative problématique pour l’environnement de bureau éponyme.
Lien vers l'article original: http://www.zdnet.fr/actualites/gnome-vs-groupon-face-a-la-grogne-libriste-le-geant-de-l-ecommerce-se-couche-39809363.htm

Et aussi:
[Numerama] GNOME a gagné, Groupon renonce à son Gnome
[Numerama] Linux: GNOME part en guerre contre le Gnome de Groupon

[AgoraVox] Cyberguerre en kit

Par Cosmogonie, le mercredi 12 novembre 2014. Extrait:
> La Syrian Electronic Army (SEA) l'annonçait depuis quelques semaines sur twitter, c'est désormais chose faite: une petite distribution basée sur Linux estampillée SEA est disponible, librement téléchargeable par tout un chacun. Que ce groupe de hackers syriens, partisans du régime, passe un temps assez long à concocter un système d'exploitation plutôt simple, sorte de TAILS mâtiné de Kali Linux, visant donc de toute évidence à mettre à la portée du plus grand nombre des «outils de pénétration», semble surprenant au premier abord.
Lien vers l'article original: http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/cyberguerre-en-kit-159265

Et aussi:
[Rue89] La Syrian Electronic Army a son Linux «Assad compatible»

[Le Monde.fr] Obama demande une application stricte de la neutralité du Net

Par la rédaction, le lundi 10 novembre 2014. Extrait:
> Un «Internet libre et ouvert». Voilà le vœu qu'a formulé Barack Obama, lundi 10 novembre, à la Federal Communications Commission (FCC), l'autorité du marché des télécommunications aux Etats-Unis. Dans un communiqué, le président américain a notamment demandé à l'institution d'appliquer les règles «les plus strictes possibles» afin de préserver la neutralité d'Internet, martelant sa ferme opposition à un Internet à deux vitesses.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/11/10/obama-demande-une-application-stricte-de-la-neutralite-du-net_4521384_3222.html

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

L'April présente à TICE 2014 (Béziers, 18 au 20 novembre 2014)

April -

Début: 18 Novembre 2014 - 00:00Fin: 20 Novembre 2014 - 00:00

L'April sera présente à TICE 2014 (conférence des Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement) qui se tient du 18 au 20 novembre 2014 à l'IUT de Béziers. L'IUT est membre de l'April.

L'April tiendra un stand à destination du public présent. Toutes les informations pratiques sont disponibles sur le site de l'événement.

Lancement de l'appel pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale

April -

Paris, le 17 novembre 2014. Communiqué de presse.

Le 13 novembre 2014, l'April a lancé l'appel pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale avec le soutien de plus de 100 personnels, enseignants, syndicats de l'Éducation nationale, dont celui du SE-UNSA1, du SGEN-CFDT2, de la Fédération SUD Éducation3 et également des Clionautes4 et de LinuxÉdu5. En quelques jours, cet appel a déja été signé par plus de 2 200 personnes et plus de 100 organisations. Et la Document Foundation a transmis ce lundi une déclaration de soutien.

L'appel est ouvert à tous : personnels de l'Éducation nationale, parents d'élèves, organisations, citoyens. L'April invite chacun à la rejoindre pour l'interopérabilité dans l'Éducation nationale en signant dès maintenant l'appel.

« Près de 90% des documents présents sur les sites des académies, des collèges, des lycées sont dans des formats propriétaires et fermés » explique Rémi Boulle, vice-président de l'April et professeur de mathématiques dans le second degré. « Dans le cadre d'un service public, ce n'est plus acceptable ! Il faut un acte politique clair pour imposer l'usage de formats réellement ouverts. »

Pour la Document Foundation, « le monde de l'éducation a un besoin réel de formats ouverts et de logiciels libres; nos enfants doivent apprendre à se servir d'outils et non pas de produits et ils doivent pouvoir bénéficier de leurs droits, sans subir ce que les logiciels privateurs de liberté et des formats propriétaires opaques leur imposent. » 6.

L'appel est disponible sur un site dédié, formatsouverts.education.

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, à l'ère du numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 4 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31
Rémi Boulle, vice-président, rboulle@april.org 06 05 03 32 30

  • 1. SE-UNSA : syndicat d'enseignants du premier et second degré
  • 2. SGEN-CFDT, syndicat général de l'Éducation Nationale qui inclut l'ensemble des personnels
  • 3. Fédération SUD Éducation, fédération syndicale qui rassemble les personnels de l'Éducation
  • 4. Clionautes : association de professeurs d'histoire et géographie
  • 5. LinuxÉdu : groupe d’utilisateurs et développeurs de logiciels et ressources libres pour l’éducation
  • 6.

    Le texte intégral de la déclaration : « La Document Foundation soutient l'adoption et l'utilisation des formats ouverts dans l'éducation par le biais de ses deux projets, LibreOffice et le projet de Libération des Documents.

    Les formats ouverts sont des formats pérennes, aux spécifications connues, élaborés de manière transparente. Ils ne forcent pas l'utilisation d'un produit en particulier et donnent à leurs utilisateurs et aux auteurs des documents une véritable maîtrise de leurs données et l'assurance de leur liberté.

    Le monde de l'éducation a un besoin réel de formats ouverts et de logiciels libres; nos enfants doivent apprendre à se servir d'outils et non pas de produits et ils doivent pouvoir bénéficier de leurs droits, sans subir ce que les logiciels privateurs de liberté et des formats propriétaires opaques leur imposent. » Le contact presse pour la Documentation Foundation est Italo Vignoli

Montréal-Python 50: Necessité Monochromatique

Montréal Python -

Pour notre cinquantieme édition de nos rencontres mensuelles nous voulions vous offrir une soirée un programme hors du commun. Nous aurons la chance de nous rencontrer pour cette occasion chez nos amis de la maison Notman grace au support de Real Ventures.

Nous voudrions aussi remercier Datacratic de nous appuyer pour cette soirée ainsi que tous nos commanditaires et partenaires.

En attendant, n'oubliez pas de vous joindre a nous pour notre soirée de projet ce mardi:

http://montrealpython.org/fr/2014/11/python-night-xiii/

Vous etre aussi invitez a venir nous prapiderésenter vos annonces ou faire une courte présentation impromptu, surtout, n'hésitez pas !

Présentations Flash (5-10 minutes chacunes):

George Peristerakis: How openstack automated the software development process.

(http://enovance.com)

The Openstack system is a collection of open source services that helps you setup a cloud infrastructure. It is also one of the largest and most active code base. I will talk about how openstack automated most of its development process.

David Taylor: Top 10 'Python idioms it took me way too long to figure out

(http://www.prooffreader.com/)

Since I adopted Python after learning programming in Visual Basic, I gradually found out features that, had I known them before, would have saved me from having to reinvent the wheel, like collections.Counter, dict.get(), list.enumerate(), etc.

Présentations principales:

Nicolas Kruchten: Data Science and Machine Learning with PyData

(http://datacratic.com/)

Nicolas will walk through a demonstration of ways to explore, visualize and extract insights from data using PyData tools like IPython Notebook, numpy, pandas and scikit-learn.

Stéphane Guidoin: CKAN plateforme de données ouvertes en python: forces et défis

(http://nordouvert.ca/)

Lancé par l'Open Knowledge Foundation et développé en Python, CKAN a vocation a servir de portail de données ouvertes, notamment pour les gouvernements. CKAN a acquis une position dominante, surtout auprès des gouvernements nationaux. Malgré cette position, le développement de l'outil n'est pas aussi rapide que beaucoup souhaiteraient et plateformes comme Socrata demeurent très présentes, notamment auprès des municipalités, malgré leur prix nettement supérieur. La présentation couvrira l'architecture technologique de CKAN, ce qui lui a permis de devenir une solution dominante, mais aussi les défis de croissance auxquels fait face ce projet.

Cameron Davidson-Pilon: What is PySpark and When Should I Use it?

(http://www.shopify.ca/)

Spark is being called the next generation of Hadoop: it's faster, more accessible and has a large community behind it. PySpark is a Python interface to Spark. In this talk, we'll discuss what MapReduce is, PySparks API, and when to use PySpark versus another tool.

Quand

Le lundi 1er Décembre à 18h30 (les portes ouvrent à 18h)

Maison Notman 51 Rue Sherbrooke Ouest Montréal, Québec H2X 1X2 https://goo.gl/maps/iga3r

201, rue Président-Kennedy

Local PK-1140

Comment

C'est gratuit, pas besoins de vous inscrire

Horaire
  • 18:00 Ouverture des portes
  • 18:30 Début des présentations
  • 19:30 Pause
  • 21:00 Bière et résautage au Bénélux
Comme à l'habitude, nous tenons à remercier nos commanditaires. Sans leur soutien, cette événement n'aurait pas lieu.
  • Datacratic
  • Real Ventures
  • UQÀM
  • Bénélux
  • w.illi.am/
  • Outbox
  • Savoir-Faire Linux
  • Caravan
  • iWeb

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