Le monde du libre

Sur les ruines d'ACTA, la Commission européenne façonne un droit d'auteur sur le même modèle éculé

April -

Paris, le 3 mars 2015. Communiqué de presse.

Le 1er juillet 2014, la Commission européenne avait adopté une communication intitulée « Vers un consensus renouvelé sur la protection des droits de propriété intellectuelle : un plan d’action de l’UE » qui reprenait plusieurs des concepts figurant dans le projet d'accord ACTA. Au Parlement européen, loin du ton du rapport Reda sur la réforme du droit d'auteur, des projets de rapports vont dans le sens de la Commission.

La commission des affaires juridiques du Parlement (JURI), compétente au fond, travaille sur un rapport, préparé par Pavel Svoboda, dont une première version est en ligne. Comme l'explique La Quadrature du Net « Ce texte contient de nombreux points inquiétants sur le volet répressif, rappelant des dispositions contestées de l'accord ACTA, et prône une approche extra-législative pour lutter contre la « contrefaçon à l'échelle commerciale » ».

Cette expression de « contrefaçon à l'échelle commerciale » est combattue depuis des années tant elle est floue, imprécise, ambiguë. À défaut d'une définition très claire, c'est une notion dangereuse pouvant causer des dommages collatéraux.

La communication de la Commission et le rapport de la commission JURI mettent l'accent sur l'aide à apporter aux PME. L'April rappelle que le droit d'auteur, le brevet et autres "droits" sont aussi utilisés à des fins offensives dans le cadre de pratiques anticoncurrentielles (grandes entreprises) ou de parasitisme (« cabinets de propriété intellectuelle ») par exemple.

Les versions de travail des rapports d'autres commissions, pour avis, sont également disponibles : rapport pour la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs et rapport pour la commission culture et éducation.

Ces différents rapports seront débattus, amendés puis votés dans les semaines qui viennent. Chacun doit se mobiliser auprès des eurodéputés pour faire entendre sa voix en faveur d'un rééquilibrage de la législation européenne en faveur des droits du public et de l'accès aux œuvres

« La mobilisation de chacun sera essentielle pour que les eurodéputés mettent en œuvre un rééquilibrage et une remise à plat du droit d'auteur et éviter qu'ACTA ne ressuscite sous une autre forme » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

Concernant l'expression même de « propriété intellectuelle », l'April rappelle les problèmes posés par cette expression.

Une initiative à généraliser pour favoriser la mise en œuvre de solutions libres dans l'Éducation nationale

April -

Paris, le 3 mars 2015, communiqué de presse.

L'April salue l'initiative de la Délégation académique au numérique éducatif (DANE) de l'académie de Versailles, qui a confié à Louis-Maurice De Sousa la tâche « d’accompagner les établissements scolaires, les personnels d’encadrement ainsi que les collectivités locales dans leurs projets de mise en œuvre des solutions libres et des formats ouverts ». L'April appelle chacune des académies à s'inspirer de cette bonne pratique afin d'accompagner la promotion et la diffusion de ressources libres auprès de tous ses personnels d'éducation et auprès des collectivités locales.

Cette initiative de la DANE de l'académie de Versailles vient en prolongement de la circulaire Ayrault sur le bon usage du logiciel libre dans les administrations, la prise en compte du logiciel libre dans la loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école et souligne l'importance et la pertinence de l'appel en faveur des formats ouverts dans l'éducation lancé par l'April. Il devenait indispensable de concrétiser ces textes sur le terrain et cette mission va dans le bon sens. L'April regrette cependant qu'un véritable poste, et non une décharge de quelques heures, ne soit dédié à cette mission.

C'est la première fois qu'apparait dans l'organigramme d'une académie une personne référente pour tout ce qui touche au Libre éducatif et aux formats ouverts. Il y avait certes un pôle de compétences logiciels libres au sein du SCEREN-CNDP mais ce poste n'a malheureusement pas été reconduit.

Le rôle de monsieur De Sousa, selon la lettre de mission qui lui a été remise, est de « favoriser le développement des solutions libres, en particulier par l’échange, la formation des équipes et l’organisation de réunions thématiques ».

Cela devrait permettre la promotion et la mise en place en douceur de solutions alternatives aux outils privateurs, utilisés la plupart du temps par méconnaissance de l'offre libre existante, qui est performante et respectueuse de ses utilisateurs. À terme, cela devrait également permettre de développer l'émergence de ressources pédagogiques libres au bénéfice de tous, élèves, enseignants et administratifs.

« Le choix de proposer des services qui s’appuient sur des logiciels libres s’est fait pour des raisons éthiques (cessons de transformer nos usagers en produits d’entreprises privatrices), techniques (le déploiement et la maintenance de ces services est beaucoup plus simple et fiable), et économiques bien sûr » a indiqué Louis-Maurice De Sousa.

« Nous appelons chacune des académies à s'inspirer de cette bonne pratique en multipliant de telles missions voire en créant des postes, afin d'accompagner la promotion et la diffusion de ressources Libres auprès de tous les personnels d'éducation » a indiqué Rémi Boulle, vice-président de l'April en charge de l'éducation.

Dans la même logique, l'April souhaite le rétablissement d'un poste de chargé de mission au sein des réseaux Canopé 1.

  • 1. Selon le site du réseau Canopé « placé sous tutelle du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, le réseau Canopé édite des ressources pédagogiques transmédias (imprimées, numériques, mobiles, TV), répondant aux besoins de la communauté éducative. Acteur majeur de la refondation de l’école, il conjugue innovation et pédagogie pour faire entrer l’École dans l’ère du numérique »

Revue de presse de l'April pour la semaine 9 de l'année 2015

April -

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 9

[Le Monde.fr] Victoire cruciale pour la neutralité du Net aux Etats-Unis

Par la rédaction, le jeudi 26 février 2015. Extrait:
> Le régulateur des télécommunications a annoncé après des années de débats de nouvelles règles concernant le traitement des données sur le Web.
Lien vers l'article original: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/02/26/etape-decisive-pour-la-neutralite-du-net-aux-etats-unis_4583490_4408996.html

[EurActiv] La France fait marche arrière sur l'arbitrage dans le TTIP

Par Aline Robert, le jeudi 26 février 2015. Extrait:
> Dans une note transmise aux élus français, le SGAE appelle à ne pas fermer totalement la porte aux mécanismes de règlements des différends investisseurs-Etat.
Lien vers l'article original: http://www.euractiv.fr/sections/commerce-industrie/la-france-fait-marche-arriere-sur-larbitrage-dans-le-ttip-312427

Et aussi:
Des fonctionnaires francs-tireurs outrepassent le cadre politique fixé sur TAFTA?

[Direction Informatique] Mise au point sur le logiciel libre et sur sa sécurité

Par Laurent Bounin, le jeudi 26 février 2015. Extrait:
> Au cours des trente dernières années, le thème de la sécurité a été largement exploité par les équipes de marketing et de vente des éditeurs propriétaires pour mettre à mal les logiciels libres.
Lien vers l'article original: http://www.directioninformatique.com/blogue/mise-au-point-sur-le-logiciel-libre-et-sa-securite/33013

[Numerama] Apple condamné à payer un demi-milliard de dollars à un "patent troll"

Par Julien L., le mercredi 25 février 2015. Extrait:
> Apple vient d'être condamné aux USA à verser 532,9 millions de dollars de dommages et intérêts à une société américaine qui l'accuse d'avoir enfreint trois de ses brevets. L'entreprise s'avère être un patent troll, c'est-à-dire une firme qui ne fait que collecter des brevets pour pouvoir toucher ensuite des redevances. Apple prévoit de faire appel.
Lien vers l'article original: http://www.numerama.com/magazine/32320-apple-condamne-a-payer-un-demi-milliard-de-dollars-a-un-34patent-troll34.html

[Next INpact] E-éducation: les universités ont encore «de gros efforts à accomplir»

Par Xavier Berne, le mercredi 25 février 2015. Extrait:
> Le Conseil économique, social et environnement (CESE) a adopté hier à l’unanimité un rapport sur la «pédagogie numérique» au sein des établissements de l’enseignement supérieur. Les auteurs de ces travaux estiment que la France a encore de gros progrès à effectuer.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/93177-e-education-universites-ont-encore-gros-efforts-a-accomplir.htm

Et aussi:
[Next INpact] Droit d'auteur: Jean-Marie Cavada flingue le rapport Reda
[Next INpact] TVA sur les ebooks: la CJUE rendra son arrêt concernant la France le 5 mars

[Mediapart] Un "Temps des communs" à Toulouse à l’automne

Par Bernard Brunet, le mardi 24 février 2015. Extrait:
> Après une première édition en octobre 2013 (200 événements dans 5 pays) intitulée Villes en Biens communs, nous rééditons le festival des communs, appelé cette fois-ci «Le temps des Communs»: rencontres-débats, ateliers, colloques bien entendu, mais aussi initiation aux licences libres ou à des logiciels libres, cartoparties, écriture collaborative d’un manuel scolaire ouvert, troc de semences, initiation à Arduino ou à une imprimante 3D, découverte de l’open data culture, film sur l’autogestion de l’eau, décryptage de l’habitat groupé… A Toulouse, un groupe s’est constitué pour organiser une
Lien vers l'article original: http://blogs.mediapart.fr/blog/friture-mag/240215/un-temps-des-communs-toulouse-l-automne

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

Vmarker : un tableau numérique interactif libre

Framablog -

Les tableaux numériques interactifs sont de plus en plus présents au sein des salles de classes. Même si ce matériel ne change pas en soi la manière de travailler (on peut voir des TNI utilisés de manière très frontale), ils ouvrent des possibilités intéressantes en termes d’interactions avec et entre les élèves ainsi qu’au niveau de la richesse des ressources proposées.

Mais un TNI pose deux grands problèmes aussi bien au niveau du logiciel que du matériel : le coût et un écosystème privateur.

Pour ce qui concerne le logiciel, le logiciel libre OpenSankoré fait des merveilles et peut être utilisé avec n’importe quel TNI. Au niveau du matériel, plusieurs bidouillages étaient possibles notamment le célèbre TNWii mais rien qui n’était réalisable par n’importe quel enseignant.

Depuis quelque temps, il existait un petit boitier économique permettant de transformer votre vidéoprojecteur en TNI : Vmarker. Et voici que depuis février, les développeurs de ce projet ont choisi de libérer aussi bien les composants logiciel et matériel de ce produit.

Profitons-en pour rencontrer Ludwig Theunis.

Merci à audionuma, FMy1, goofy, Hugo, lolo le 13, Ludwig, obny, Vincent, yog et autres anonymes du groupe Framalang pour la traduction.

 

Bonjour Ludwig, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle donc Ludwig Theunis, je vis en Belgique, en Flandre. J’ai 46 ans. J’ai fait des études en électronique. J’ai commencé comme ingénieur appliqué à KUKA Belgium (automatisation avec des robots).

Après dix ans à KUKA, j’ai décidé de me réorienter professionnellement et j’ai commencé à enseigner dans l’école où j’ai commencé l’électronique. J’ai d’abord enseigné l’informatique et l’automatique. Ensuite, j’ai été de plus en plus responsable de la formation en informatique. Aujourd’hui, je suis développeur et mainteneur de la plateforme d’apprentissage open source que nous utilisons (chamilo).

En parallèle, nous gérons avec mon fils quelques projets impliquant de l’informatique et de l’électronique.

 

Peux-tu nous présenter Vmarker ?

Le projet Vmarker a débuté en 2010 quand un collègue m’a montré une solution de Tableau Numérique Interactif (TNI) réalisée avec une Wiimote (télécommande de Wii).

Je me suis jeté sur cette solution pour la mettre en place dans notre école. Mais après quelques essais, je n’étais pas totalement convaincu que ce soit utilisable par n’importe quel enseignant. Donc, avec mon fils, nous avons essayé de résoudre plusieurs problèmes liés à la Wiimote. Nous en sommes arrivés à la conclusion que la meilleure chose à faire était de revoir la conception du produit et d’en supprimer ce qui n’était pas nécessaire tout en y ajoutant ce dont nous avions besoin.

Bien sûr, la difficulté était de trouver le matériel adéquat. Au bout d’un moment, nous avons réussi à trouver tous les composants nécessaires pour construire un prototype.

Le capteur doit être capable de détecter des points ou des taches de rayonnement infrarouge et de déterminer leurs coordonnées. Le type de capteur que nous utilisons (similaire à celui de la wii) donne cette information directement. Donc, nous (mon fils en fait) avons conçu un appareil qui convertit cette information en un signal de souris USB. Comme nous utilisons une interface USB pour l’alimentation et les communications, nous avons décidé que cet appareil se comporterait comme une simple souris USB. Nous n’avons donc pas eu besoin d’utiliser de logiciel particulier sur le PC pour faire cette transformation, contrairement à ce que fait la solution à base de Wiimote. Cela rend notre appareil portable. Pour pouvoir utiliser le capteur Vmarker, le système d’exploitation doit être capable d’utiliser et de comprendre une interface USB de classe HID (Human Interface Device, dispositif d’interface humaine) respectant les standards.

Durant le développement, nous avons décidé d’ajouter des fonctionnalités manquantes, la plus importante étant le clic droit. Pour pouvoir faire la différence entre les clics droit et gauche, nous avons ajouté des modulations du signal infrarouge du stylo infrarouge.

Pour cela, nous avons dû développer un stylo infrarouge spécial et ajouter un second récepteur au capteur pour décoder le signal infrarouge.

En 2011 notre premier prototype fonctionnait et un peu plus tard nous avons lancé la production du Vmarker.

Au fil des années, nous avons amélioré l’utilisation, ajouté un logiciel bien utile pour la configuration et fait évoluer le stylo infrarouge pour arriver à ce qu’il est aujourd’hui.

Les différentes évolutions du système Vmarker : des prototypes à la version actuelle.

 

Cela ressemble un peu à un tnWii en plus sophistiqué ?

Comme vous pouvez le lire plus haut, c’est comme une wii, sans les inconvénients.

Pas de batterie, pas besoin de logiciel spécifique, pas d’appariement bluetooth. Vous branchez, ça marche !

 

Quel est ton rôle dans le projet Vmarker ?

Mes rôles dans ce projet sont variés. Tout d’abord je suis l’instigateur du projet, ce qui rend le développement de celui-ci difficile, étant donné que la facilité d’utilisation est pour moi fondamentale. J’ai testé les prototypes, conçu les spécifications définissant ce que ça devait être capable de faire. Et j’ai aussi essayé de trouver des solutions aux obstacles que nous avons rencontré.

Je fais la promotion du produit et j’en organise les ventes (sur le web), de l’emballage à l’expédition et l’administration qui va avec. Je fais aussi l’assemblage final du matériel et j’effectue des tests de qualité dessus avant l’expédition.

 

Puisque tu n’es pas seul à travailler sur Vmarker, peux-tu présenter l’équipe ?

Je mène ce projet avec mon fils, Robin. Robin est développeur de la solution Vmarker. Comme moi, il a étudié l’électronique (mais à un niveau supérieur au mien).

Actuellement, il est doctorant à l’ESAT-MICAS (Université de Leuven, KUL). Pendant son temps libre, il développe le logiciel et le matériel de nos projets.

Il a développé le matériel, le logiciel embarqué et l’utilitaire de la solution Vmarker. Il est en permanence à la recherche de solutions, prototypant et testant pour faire marcher nos idées.

 

Vmarker dispose de fonctionnalités supplémentaires par rapport à un TNI classique. Lesquelles ?

Avec la Wiimote vous avez deux types d’utilisations : vous pouvez configurer la télécommande comme un TNI classique, qui détecte la position d’un stylo infrarouge sur la surface et déplace le curseur de l’ordinateur à la position correspondante. Comme pour tout tableau blanc interactif.

Ou alors vous pouvez utiliser la Wiimote comme vous pouvez l’utiliser avec une Wii, le capteur dans la main et vous déplacez alors le curseur grâce aux mouvements de la Wiimote, à distance. C’est quelque chose dont les TNI classiques ne sont pas capables. Avec cette option, il devient alors possible de se déplacer dans la classe tout en ayant la possibilité de contrôler l’ordinateur.

Avec la solution Vmarker, nous avons combiné les deux modes opératoires en un seul. Le capteur peut lire la position du stylo infrarouge sur le tableau comme la Wiimote ou tableau blanc interactif quelconque.

Mais notre capteur Vmarker peut aussi détecter le mouvement du stylo infrarouge Vmarker et convertir ce mouvement en un déplacement du curseur. Pour cela, vous n’avez pas besoin d’être devant le tableau. Vous pouvez le faire depuis le fond de la classe.

 

Pourquoi avoir décidé de rendre libre Vmarker ?

Vmarker n’a jamais eu pour but d’amasser un tas d’argent, son but premier est d’avoir une solution de qualité et financièrement accessible, pour que les ressources des institutions scolaires soient dépensées à bon escient.

Nous avons décidé de rendre le projet libre car à nos yeux il a atteint une maturité qui nous permet de continuer son développement à un rythme moins soutenu. Il est néanmoins suffisamment stable pour que d’autres personnes remplies de bonnes idées puissent contribuer, améliorer ou trouver d’autres applications ou usages totalement différents de ces capteurs.

Nous voulons donner à d’autres la possibilité de partir d’une base solide sans avoir à « réinventer la roue ».

 

Sur le site, on découvre que le partenaire en France est iMaugis (que nous avons déjà eu l’occasion de rencontrer ). Est-ce que ce type de partenaire vous a incités à rendre Vmarker libre ?

Oui, c’est aussi lui qui en est responsable, mais nous avons toujours eu l’esprit libre. Nous utilisons des logiciels libres comme GNU/Linux, OpenOffice, php, mysql, Chamilo depuis plusieurs années et aujourd’hui encore.

 

As-tu des liens particuliers avec OpenSankoré, qui est le parfait complément de VMarker ?

Oui, François Bocquet (NdT : Il a pendant trois ans coordonné le suivi et les évolutions d’OpenSankoré) a été un des premiers à acheter et à tester la solution Vmarker.

Il l’apprécie toujours et en fait la promotion. Nous avons échangé beaucoup de courriels et nous nous sommes rencontrés au BETT2014. Nous apprécions beaucoup ces échanges.

OpenSankoré est bien meilleur que le logiciel privateur vendu avec le matériel TBI car il ne vous rend pas dépendant du matériel. Avec OpenSankoré, vous pouvez être sûr de la pérennité de vos contenus numériques lorsque le TNI sera remplacé par une autre solution.

 

Et pour le futur, des évolutions majeures pour VMarker sont-elles prévues ?

Nous cherchons à trouver une meilleure solution pour résoudre certains inconvénients liés à l’utilisation de la technologie optique infrarouge.

Nous avons plusieurs possibilités mais il est trop tôt pour donner plus de détails là-dessus parce que la direction à prendre est encore incertaine. Et l’évolution des technologies est si rapide qu’il est difficile de faire des prédictions. Il se peut que la technologie idéale pour fabriquer la prochaine génération de tableaux numériques interactifs abordables n’existe pas aujourd’hui et émerge demain. En conséquence, nous sommes en recherche constante de solutions, en nous documentant à propos des nouveaux développements technologiques et des nouvelles avancées dans ce domaine.

Actuellement, nous travaillons sur plusieurs projets (pendant notre temps libre). Dans les mois à venir nous lancerons un nouveau produit, mais ça n’a pas grand chose à voir avec les TNI.

Une petite démo sous Ubuntu pour finir.

 

 

Lettre d'information publique de l'April du 1er mars 2015

April -

Bonjour,

Début février a été marqué par l'assemblée générale de l'association, désormais présidée par Jean-Christophe Becquet. Un grand merci à Lionel Allorge pour avoir assuré avec talent et bienveillance la présidence de l'April durant ces trois dernières années. Lionel reste bien entendu membre du conseil d'administration.

En mars 2015 auront lieu les élections départementales, une nouvelle occasion de sensibiliser les candidats grâce à notre campagne du Pacte du Logiciel Libre.

Au mois de mars également débutera le Libre en Fête 2015. La thématique optionnelle de cette édition est « la priorité au logiciel libre au quotidien ».

Les mois qui viennent seront bien occupés sur le front des dossiers institutionnels, en particulier en ce qui concerne les suites du rapport Reda sur la réforme du droit d'auteur et le plan d'action de la Commission européenne. Du côté de TAFTA, des fonctionnaires francs-tireurs ont outrepassé le cadre politique fixé par le gouvernement.

À noter que Jonathan Le Lous et Marianne Corvellec donneront une conférence sur TAFTA lors du LibrePlanet (21 et 22 mars 2015, Cambridge, États-Unis).

Le groupe Transcriptions continue à un rythme soutenu et vient de publier quatre nouvelles transcriptions. Si vous souhaitez participer vous pouvez vous inscrire sur la liste de travail du groupe.

Si vous êtes dans la région lyonnaise, vous pouvez nous aider à tenir un stand April lors des Journées du Logiciel Libre (JdLL) à Lyon les 28 et 29 mars 2015.

Les actualités de l'April de février sont à votre disposition dans une vidéo de 12 minutes.

Consultez la lettre publique ci-dessous pour toutes les autres informations et notamment la revue de presse qui propose une trentaine d'articles.

Si vous voulez nous soutenir, vous pouvez faire un don ou adhérer à l'association.

Départementales 2015 - mobilisons-nous pour sensibiliser les futurs élus au Logiciel Libre !

À l'occasion des élections départementales 2015 les 22 et 29 mars, l'April relance l'initiative Candidats.fr afin de sensibiliser les candidats au Logiciel Libre. Pour informer les futurs élus sur les enjeux qui y sont associés, et notamment sur les questions de standards ouverts et d'usage des logiciels libres dans les collectivités, nous vous invitons à participer à cette campagne en contactant les candidats et en les encourageant à signer le Pacte du Logiciel Libre. Venez participer à cette campagne.

Des fonctionnaires francs-tireurs outrepassent le cadre politique fixé sur TAFTA ?

Malgré la position affichée du gouvernement français, des fonctionnaires français invitent les eurodéputés français à ne pas suivre la position de rejet du mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États (RDIE) du rapporteur socialiste allemand Bernd Lange. L'April appelle les eurodéputés à ne pas céder à ces manipulations et renouvelle son appel à l'abandon des négociations par la Commission européenne et par l'ensemble des institutions impliquées dans ces négociations.

toc_collapse=0; Sommaire 
  1. Départementales 2015 - mobilisons-nous pour sensibiliser les futurs élus au Logiciel Libre !
  2. Des fonctionnaires francs-tireurs outrepassent le cadre politique fixé sur TAFTA ?
  3. Dossiers, campagnes et projets
    1. Point sur le rapport Reda et plan d'action de la Commission européenne
    2. Appel à conférences pour les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (Beauvais, juillet 2015)
    3. Libre en Fête 2015 : découvrir le logiciel libre à l'arrivée du printemps
    4. Actualités de l'April du 22 février 2015
    5. Quatre nouvelles transcriptions
    6. Publication du rapport d'activités 2014 de l'April
  4. Médias
    1. Revue de presse
  5. Conférences, événements
    1. Événements à venir
    2. Événements passés
  6. Vie associative
    1. Un nouveau président, une équipe dirigeante renforcée et toujours le même enthousiasme à l'April
    2. Nous aider à tenir un stand April lors des Journées du Logiciel Libre (JdLL) à Lyon les 28 et 29 mars 2015
    3. Revue hebdomadaire
    4. Adhésions
  7. Soutenir l'association
  8. Rejoindre l'association à titre individuel
  9. Rejoindre l'association en tant que personne morale
  10. Archives
Dossiers, campagnes et projets Point sur le rapport Reda et plan d'action de la Commission européenne

Fin janvier 2015, l'eurodéputée Julia Reda publiait un rapport qui est un premier pas important pour la révision des règles européennes en matière de droit d'auteur. Depuis, ce rapport est débattu par diverses commissions du Parlement européen avant un vote final début mai. Loin du ton du rapport Reda, des projets de rapports de ces commissions vont dans le sens de la communication qui avait été adoptée par la Commission européenne en juillet 2014 et qui reprenait plusieurs des concepts figurant dans le projet d'accord ACTA..

Appel à conférences pour les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (Beauvais, juillet 2015)

L'April est un partenaire historique des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre. L'appel à conférences pour les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (Beauvais, juillet 2015) est ouvert jusqu'au 31 mars 2015.

Libre en Fête 2015 : découvrir le logiciel libre à l'arrivée du printemps

Pour la quinzième année consécutive, l'initiative Libre en Fête a été relancée par l'April. Entre le vendredi 6 mars et le dimanche 12 avril 2015 inclus, dans une dynamique conviviale et festive, des événements auront lieu partout en France pour permettre au grand public de découvrir les logiciels libres.

Actualités de l'April du 22 février 2015

Luc Fievet, Magali Garnero et Lionel Allorge présentent les actualités de l'April dans une vidéo de 12 minutes.

Quatre nouvelles transcriptions

Le groupe Transcriptions de l'April a publié de nouvelles transcriptions :

Publication du rapport d'activités 2014 de l'April

Nous avons publié les versions HTML et PDF (87 pages) de notre rapport d'activité 2014.

Médias Revue de presse

La revue de presse fait partie du travail de veille mené par l'April dans le cadre de son action de défense et de promotion du Logiciel Libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l'April.

Pour gérer cette revue de presse, un groupe de travail a été créé (vous pouvez en consulter la charte ici) ainsi qu'une liste de discussion rp@april.org où vous pouvez envoyer les liens vers des articles qui vous semblent intéressants.

La revue de presse est désormais diffusée également chaque semaine sur le site LinuxFr.org. Cette diffusion lui offre un lectorat plus large.

Cette revue de presse est commentée dans un podcast disponible sur http://audio.april.org. Il est repris chaque semaine dans l'émission Divergence numérique qui est diffusée sur Divergence FM, Radio Escapade, Radio Larzac. Le podcast est également diffusé sur Radio Ici&Maintenant et Radio Au fil de l'eau.

Il existe un flux RSS permettant de recevoir la revue de presse au fur et à mesure (rapidement et article par article donc).

Les derniers titres de la revue de presse :

Un Petit guide revue de presse est disponible pour ceux qui souhaitent contribuer.

Voir la page revue de presse sur le site pour le détail des articles.

Conférences, événements Événements à venir
  • LibrePlanet 2015 les 21 et 22 mars 2015 à Cambridge (États-Unis)
  • Journées du logiciel libre (JDLL) à Lyon les 28 et 29 mars 2015. Si des personnes souhaitent nous aider à tenir un stand April durant les JDLL n'hésitez pas à vous signaler en vous inscrivant sur le wiki.
Événements passés Vie associative Un nouveau président, une équipe dirigeante renforcée et toujours le même enthousiasme à l'April

Suite à son assemblée générale en date du 7 février 2015 , l'April a le plaisir de vous annoncer l'élection de son nouveau conseil d'administration. Ce conseil sera présidé cette année par Jean-Christophe Becquet.

Nous aider à tenir un stand April lors des Journées du Logiciel Libre (JdLL) à Lyon les 28 et 29 mars 2015

Les prochaines Journées du Logiciel Libre (JdLL) à Lyon auront lieu les 28 et 29 mars 2015. L'April y tiendra un stand à destination des visiteurs.

Si vous souhaitez nous aider à tenir ce stand durant les JdLL, ne serait-ce que quelques heures, n'hésitez pas à vous signaler en vous inscrivant sur le wiki.

Revue hebdomadaire

Chaque vendredi à midi pile les adhérents et les permanents qui le souhaitent passent en revue les tâches et actions relatives à l'April dont ils ont la charge lors de la « revue hebdomadaire April » sur IRC (canal #april sur irc.freenode.net, accès avec un navigateur web). La durée est limitée, généralement un quart d'heure. Cela stimule les bonnes volontés, suscite idées et contributions, permet de suivre les activités des autres et d'éliminer un certain nombre de problèmes bloquants...

Une page décrivant le principe d'une revue hebdomadaire est en ligne.

Vous pouvez en savoir plus en consultant en ligne les archives des premières revues hebdomadaires, et notamment synthèse de la revue du 6 février 2015, la synthèse de la revue du 13 février 2015, la synthèse de la revue du 20 février 2015, la synthèse de la revue du 27 février 2015.

Adhésions

Au 1er mars 2015, l'association compte 4 221 adhérents (3 813 personnes physiques, 408 personnes morales).

Soutenir l'association

L'April a besoin de votre aide. Vous pouvez faire un don à l'association et participer ainsi au financement de nos actions.

Pour faire un don à l'association, rendez-vous à l'adresse suivante http://www.april.org/association/dons.html (il est possible de faire un don par chèque, virement, carte bancaire ou encore prélèvement automatique).

Pour tout renseignement n'hésitez pas à nous contacter.

Rejoindre l'association à titre individuel

Dans une association, l'adhésion est un acte volontaire. C'est aussi un acte politique car c'est manifester son soutien à l'objet de l'association ainsi qu'aux valeurs qui le sous-tendent. Une adhésion fait la différence en contribuant à atteindre les objectifs de l'association.

Adhérer à l'April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de soutenir financièrement les actions de l'association.

Il est possible d'aider l'association en lui donnant de son temps ou de son argent. Toutes les contributions sont les bienvenues.

Pour les hésitants, nous avons mis en ligne les réponses à de fausses idées classiques.

Pour adhérer à l'April, il suffit de vous rendre à l'adresse suivante : http://www.april.org/adherer?referent=lettre%20publique.

Pour tout renseignement, n'hésitez pas à nous contacter.

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Votre structure a besoin de tirer le meilleur parti du logiciel libre et pour défendre ses intérêts, elle doit :

  • exercer une veille permanente pour se tenir informée des opportunités et des menaces ;
  • constituer et entretenir des réseaux relationnels institutionnels ;
  • être éclairée sur les contextes juridiques et stratégiques ;
  • contribuer à la défense de l'informatique libre face aux acteurs qui lui sont hostiles ;
  • mieux faire connaître et valoriser son action.

April est au cœur des grandes évolutions du logiciel libre. Adhérer à April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de financer ou cofinancer des actions stratégiques.

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Offre d'emploi: Développeur(euse) web

Réseau Koumbit -

Offre d'emploi

SVP noter que cet offre d'emploi est pour un poste de remplaçant pour un congé parental de mai à septembre 2015, avec la possibilité de devenir travailleur(euse) permanent(e) par la suite.

Koumbit est à la recherche d'un(e) développeur(euse) web pour une période de 5 mois à 30-35 heures par semaine avec possibilité de commencer à temps partiel avant. Le taux horaire est de 21$.

Travailler à Koumbit, ça veut dire quoi?

Koumbit développe des sites internet pour des organismes et OBNL du Québec et d'ailleurs depuis 2004. Nous offrons des services de design et d'expérience utilisateur, de développement personnalisé de modules Drupal et d'intégration graphique, de HTML/CSS, d'hébergement et de consultation en stratégie web. Koumbit est fondé sur des principes d'ouverture et d'égalité : ses travailleurs(euses) se spécialisent dans les logiciels libres et se sont organisé(e)s en un collectif géré de manière horizontale. Les travailleur(euse)s de Koumbit organisent leur propre horaire de travail et participent au processus de décision basé sur le consensus. Le salaire horaire est le même pour tou(te)s.

Vos tâches
  • Analyser les appels d'offre et les demandes des clients et estimer les tâches de développement nécessaires.
  • Travailler en collaboration avec les clients et l'équipe pour planifier, structurer et réaliser des projets de développement web.
  • Gérer un projet (nous sommes disponibles pour vous aider à vous familiariser avec la gestion de projet - si vous avez de l'expérience de travailleur autonome, laissez-nous savoir).
  • Écrire, bonifier et déboguer du code PHP/MySQL.
  • Construire, configurer et supporter des sites web faits en Drupal ou en WordPress (nous sommes prêts à offrir de la formation pour aider le/la candidat(e) à adapter ses connaissances à ces CMS).
  • Communiquer activement avec les clients et les autres membres de l'équipe pour faire un bon suivi de projet et obtenir le bon feedback.
  • Travailler en collaboration avec les graphistes et les intégrateurs(trices) pour s'assurer que les maquettes et autres plans sont réalisables et utilisables.
  • Participer à l'atmosphère décontractée, socialement engagée et ouverte de notre bureau.
  • Participer à 2 ou 3 réunions d'équipe (obligatoires) par mois et aux rencontres d'autres instances de prise de décision collective (au besoin).
  • Effectuer des tâches d'intérêt pour vous et pour les besoins du collectif (par exemple: écrire un billet de blogue, préparer une facture, arroser les plantes, coordonner une réunion).
Connaissances techniques et autres compétences utiles
  • Posséder une expérience de programmeur(euse), de préférence avec des systèmes de gestion de contenu (CMS), et idéalement Drupal et/ou WordPress.
  • Avoir des compétences solides en PHP et MySQL, ou de l'expérience avec les langues similaires et une volonté d'apprendre.
  • Avoir de l'expérience avec la programmation frontale (HTML5, CSS3, Compass/Sass, JavaScript/jQuery), y compris une compréhension de design adaptatif et les tests de compatibilité multi-navigateur.
  • Comprendre les meilleures pratiques pour éviter les vulnérabilités des applications web pour créer et maintenir des sites sécurisés.
  • Être à l'aise dans un environnement de développement Linux, et avec un système de contrôle de version de code source.
  • Apprécier la documentation du code, l'écriture de tests et commenter de façon claire les changements effectués au code avec un système de gestion de versions.
  • Être capable de fournir de la formation pour répondre aux besoins de clients avec différents niveaux d'expertise.
Autres connaissances et compétences que nous recherchons
  • Compétence en gestion de projet :
    • Faire preuve de jugement pour la résolution de problèmes et pour parvenir à mener le projet à bon terme de façon créative.
    • Parvenir à proposer des plans concrets à partir d'appels d'offre vagues, en collaboration avec le client et les autres membres de l'équipe.
    • Être motivé(e) à communiquer avec des clients en personne, par courriel et par conférence téléphonique.
  • Autonomie et responsabilité :
    • Motivation à prendre en main des tâches.
    • Motivation à résoudre des problèmes.
    • Capacité de partager les tâches qui demandent de l'attention.
    • Forte motivation à travailler de manière productive, se présenter, demander de l'aide et donner du feedback pour produire des résultats.
  • Disponibilité de se présenter au bureau de Koumbit au moins la moitié de ces heures.
  • Expérience et intérêt marqué pour le travail avec le secteur communautaire et les OBNL, ainsi qu'avec les logiciels libres et gratuits.
  • Capacité de comprendre et de s'exprimer en français, en plus d'une bonne compréhension de l'anglais à l'écrit.
  • Intérêt de travailler dans un environnement collectif et de prendre des tâches non techniques en vue du développement du collectif (facturation, gestion des ressources humaines et autres prises de décision administratives, ainsi que votre part des tâches ménagères).
  • Désir de partager vos connaissances et compétences et aussi d'apprendre de vos collègues.
  • Capacité de participer au processus de prise de décision collective, ce qui comprend la capacité d'exprimer ses opinions et de faire preuve de discernement pour le mieux-être du collectif.
Autres détails utiles à savoir
  • Koumbit offre des postes de travail pour travailler au bureau. Cependant, il serait utile d'amener votre ordinateur portable (laptop) personnel pour les réunions client.
  • Malheureusement, notre bureau n'est pas accessible en chaise roulante.
  • Koumbit reconnaît et apprécie la contribution des personnes qui s'identifient aux groupes sous-représentés et marginalisés dans notre domaine comme dans notre société. Nous encourageons particulièrement les applications de représentants de ces groupes, y compris mais non limité aux femmes, aux membres de Premières Nations, aux minorités visibles, aux immigrants récents et aux personnes allosexuelles et transgenres.

Si ce poste vous intéresse, envoyez-nous votre CV et une lettre de motivation par courriel à l'adresse embauche@koumbit.org d'ici lundi le 16 mars à 9h00 EST . Nous remercions toutes les personnes qui prennent le temps de répondre à cette offre d'emploi, mais nous ne contacterons que les personnes sélectionnées pour une entrevue.

To Do : ouvrir le Web une bonne fois pour toutes.

Framablog -

C’est bientôt le week-end. On le sait, les libristes s’ennuient durant les week-end, tant ils croulent sous le temps libre, tant elles n’ont rien d’autre à faire que jouer à SuperTuxKart.

C’est là que Brewster Khale entre en scène. Oh, ce n’est pas quelqu’un de très connu, rien qu’un bibliothécaire du Web. Simplement le fondateur de Internet Archive (et de la fondation Internet Memory), le projet qui a pour ambition de sauvegarder Internet… Le genre de monsieur à donner un discours au rassemblement NetGain de la Ford Foundation devant un parterre de financiers, dirigeantes et autres huiles essentielles qui veulent du bien au Web.

Voilà que Brewster Khale nous lance un défi. Des devoirs pour remplir notre week-end désœuvré. Il nous propose, rien de moins, que de verrouiller le Web en mode ouvert en inscrivant cette ouverture dans le code même…

…alors, vous faites quoi, ce week-end ?

Ouvrir le Web pour de bon, un appel pour un Web distribué.

par Brewster Khale (source)

Traduction : Docendo, goofy, yog, Vincent, nilux, r0u, Asta, et les anonymes.

Bonjour, je suis Brewster Kahle, fondateur d’Internet Archive. Depuis 25 ans, nous construisons cette fabuleuse chose qu’est le Web. Aujourd’hui, je veux vous expliquer comment nous pouvons ouvrir le Web pour de bon.

Pour reprendre une célèbre phrase de Larry Lessig, l’une de mes idoles, « Le code est la loi. » La façon dont nous programmons le Web déterminera la façon dont nous vivons en ligne. Nous avons donc besoin d’incorporer nos valeurs à l’intérieur de notre code.

La liberté d’expression a besoin d’être incorporée à la base de notre code. La vie privée devrait être incorporée à la base de notre code. Un accès universel à toutes les connaissances. Mais aujourd’hui, ces valeurs ne sont pas intégrées au Web.

Reverse of the cover sheet CC-BY Carl Malamud

Il s’avère que notre World Wide Web est très fragile. Mais il est énorme. Chez Internet Archive, nous sauvegardons chaque semaine 1 milliard de pages. Nous savons aujourd’hui que les pages web existent en moyenne 100 jours avant de changer ou disparaître. Elles clignotent sur leurs serveurs.

De plus le Web est extrêmement accessible, à moins que vous ne viviez en Chine. Le gouvernement chinois a bloqué les sites d’Internet Archive, du New York Times et d’autres encore. D’autres pays le font aussi de temps en temps.

Donc le Web n’est pas fiable — et le Web n’est pas privé. Des particuliers, des sociétés, des pays peuvent observer en douce ce que vous êtes en train de lire. Et ils le font. Nous savons désormais que les lecteurs de Wikileaks ont été ciblés par le GCHQ (NdT : Government Communications Headquarters, le service de renseignements électroniques du gouvernement britannique) et la NSA. Dans le monde bibliothécaire, nous connaissons l’importance de la vie privée du lecteur.

En revanche le Web est amusant. Nous avons au moins une bonne chose sur trois. Nous avons donc besoin d’un Web fiable, privé, mais toujours amusant. Je crois qu’il est temps de franchir un nouveau cap. Et c’est à notre portée.

Imaginez des « sites web distribués » tout aussi fonctionnels que des blogs WordPress, des sites Wikimédia, ou même Facebook. Mais comment est-ce possible ?

Comparez le Web actuel à l’Internet (le réseau de « tuyaux » par lequel transite le Web). Internet a été conçu pour pouvoir fonctionner même quand une partie de lui-même tombe en panne. Internet est un système véritablement distribué. Nous avons besoin d’un Web Nouvelle Génération; un Web véritablement distribué.

Voici une autre façon de le concevoir : prenez le Cloud Amazon. Le Cloud Amazon distribue vos données, les déplace d’ordinateur en ordinateur, remplace les machines lorsqu’elles tombent en panne, les rend disponibles aux utilisateurs, et les réplique quand leur utilisation augmente. C’est une excellente idée. Et si nous rendions le Web Nouvelle Génération semblable à un gigantesque Cloud Amazon, mais qui fonctionnerait sur l’Internet lui-même ?

Il fonctionnerait en partie sur la technologie pair à pair (peer-to-peer), qui permet à des systèmes de ne pas dépendre d’un hébergeur central ou de la politique d’un pays. Dans un modèle peer-to-peer, les personnes qui utilisent le Web distribué fournissent aussi une partie du stockage et de le bande passante pour le faire fonctionner.

Au lieu de n’avoir qu’un serveur web par site web, nous en aurions un grand nombre. Plus il y aurait de gens et d’organisations impliquées dans le Web distribué,  plus il serait rapide et sécurisé. Le Web nouvelle génération nécessiterait aussi un système d’authentification sans connexion et mots de passes centralisés. C’est là que le chiffrement entre en jeu.

Il doit aussi être privé : pour que personne ne sache ce que vous lisez. Les bouts d’information seront distribués à travers Internet ; personne ne pourrait donc vous pister depuis un portail central.

Et cette fois le Web aurait une mémoire. Nous y intégrerions un mécanisme de versionnage pour qu’il s’archive au fur et à mesure. Le Web ne serait plus condamné à rester dans le présent.

Et puis il devrait être amusant : suffisamment malléable pour stimuler l’imagination de milliers d’inventeurs. Comment savons-nous que cela pourrait fonctionner ? Il suffit de voir les nombreuses avancées du Web depuis sa naissance en 1992.

Nos ordinateurs sont 1000 fois plus puissants qu’à cette époque. Le JavaScript permet de faire tourner dans nos navigateurs des programmes sophistiqués, grâce auxquels les lecteurs actuels du web distribué en deviendraient les bâtisseurs. Le chiffrement à clé publique est désormais légal, nous pouvons donc l’utiliser à des fins d’authentification et de vie privée. Nous avons également la technologie Block Chain, qui permet à la communauté Bitcoin d’avoir une base de données globale sans point de contrôle central.

J’ai vu chacun de ces éléments fonctionner indépendamment, mais pas rassemblés en un nouveau Web. C’est le défi que je nous lance.

Financeurs, leaders, visionnaires ! Cela pourrait être notre coup d’éclat. Et tout reste à faire ! Si nous savons où nous allons, nous pouvons paver le chemin.

code is law CC-BY-SA FSCONS

Selon l’équation de Larry Lessig, « Le Code = La Loi ». Nous pouvons incorporer le premier Amendement à la base du code d’une nouvelle génération du Web.

Nous pouvons ouvrir le Web une bonne fois pour toutes.

Faire de son ouverture quelque chose d’irrévocable.

Nous pouvons le construire

Nous pouvons le faire ensemble.

 

Départementales 2015 - mobilisons-nous pour sensibiliser les futurs élus au Logiciel Libre !

April -

À l'occasion des élections départementales 2015 les 22 et 29 mars, l'April relance l'initiative Candidats.fr afin de sensibiliser les futurs élus au logiciel libre. Pour informer les futurs élus sur les enjeux qui y sont associés, et notamment sur les questions de standards ouverts et d'usage des logiciels libres dans les collectivités, nous vous invitons à participer à cette campagne en contactant les candidats et en les encourageant à signer le Pacte du Logiciel Libre.

L'initiative Candidats.fr est un outil mis à la disposition de la communauté du Logiciel Libre pour faire prendre conscience aux responsables politiques du nombre d'utilisateurs français de logiciels libres et de l'importance que ces derniers attachent à l'avenir du Logiciel Libre. Les campagnes sont l'occasion de sensibiliser les responsables politiques aux enjeux du logiciel libre et aux menaces auxquelles il est exposé.

Candidats.fr a également pour objectif de permettre à chacun d'avoir les éléments de compréhension et de débat sur des problématiques parfois complexes et techniques, puis de faire son choix en conscience. Candidats.fr est porté par l'April, qui est neutre sur le plan de la politique mandataire et ne prend donc pas position en faveur de tel ou tel parti politique. Candidats.fr ne prendra évidemment parti pour aucun des candidats.

Pour les élections départementales 2015, l'initiative Candidats.fr propose aux candidats de signer le Pacte du Logiciel Libre, par lequel ils pourront faire connaître leur engagement en faveur du Logiciel Libre et des standards ouverts dans leur département.

Pour ces élections, il y a quelques changements à noter. Ces élections remplacent les élections cantonales et les conseils généraux sont devenus des conseils départementaux. Les conseillers départementaux seront élus dans les 2 054 cantons issus de la nouvelle carte cantonale. Les conseillers départementaux sont maintenant tous élus en même temps pour une durée de six ans, il n'y aura plus de renouvellement par moitié tous les trois ans. Le changement sans doute le plus notable est : l'élection se fera désormais au scrutin binominal majoritaire à deux tours. Les candidatures prennent la forme d'un binôme composé d'une femme et d'un homme (auxquels s'ajoutent deux suppléants, une femme et un homme également).

Pour en savoir plus sur les élections départementales 2015, consultez la page Wikipédia ou le dossier de presse du ministère de l'intérieur.

Comment agir ?

Pour plus d'information, nous présenter vos actions, ou faire des suggestions pour la campagne, n'hésitez pas à nous contacter par courriel (contact at candidats point fr), téléphone (01 78 76 92 80), IRC (#candidats.fr sur irc.freenode.net, accès par webchat.

Des fonctionnaires francs-tireurs outrepassent le cadre politique fixé sur TAFTA ?

April -

Paris, le 27 février 2015, communiqué de presse.

Malgré la position affichée du gouvernement français, des fonctionnaires français invitent les eurodéputés français à ne pas suivre la position de rejet du mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États (RDIE) du rapporteur socialiste allemand Bernd Lange. L'April appelle les eurodéputés à ne pas céder à ces manipulations et renouvelle son appel à l'abandon des négociations par la Commission européenne et par l'ensemble des institutions impliquées dans ces négociations.

Dans sa réponse (juillet 2014, 7 pages) à la Consultation publique sur les modalités de la protection des investissements et des RDIE dans le cadre du TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership - Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement), l'April avait souligné que le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États était inacceptable : des cours d'arbitrage agissant en dehors de tout système judiciaire et avec des arbitres ayant un intérêt pécuniaire. Les investisseurs peuvent et doivent faire appel aux tribunaux nationaux généralistes, qui sont les seules juridictions habilitées auxquelles s'adresser. De plus, le mécanisme proposé par le RDIE risque de freiner les tentatives de réglementation par les gouvernements, voire de stopper toute nouvelle réglementation d’intérêt général. Et, dans sa note de synthèse sur TAFTA, l'April explique que le mécanisme est intrinsèquement en faveur des investisseurs et va à l'encontre des droits des citoyens.

Malgré l'opposition affichée de Matthias Fekl, secrétaire d'État au Commerce extérieur, des fonctionnaires français agissent en coulisses pour éviter le rejet du mécanisme de RDIE dans TTIP. C'est le sens d'une note d'analyse du SGAE (Secrétariat Général aux Affaires Européennes) adressée aux eurodéputés français (voir également la réaction du Collectif Stop TAFTA). Contacté par Mediapart, Matthias Fekl indique que « Cette note n'a été ni vue, ni validée » et qu'« elle ne reflète pas la position du gouvernement ». L'April prend acte de ce recadrage mais ne peut s'empêcher de craindre que cette note du SGAE ne reflète une possible division au sein du gouvernement.

« Comme pour ACTA, il est intolérable que des mesures menaçant les libertés fondamentales soient négociées par des hauts fonctionnaires agissant de leur propre chef. Si ces fonctionnaires ont réellement agit de leur propre initiative, le gouvernement doit prendre des sanctions » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

La plupart des traités type TTIP/CETA couvrent de nombreux sujets, parmi lesquels figure celui de la soi-disant "propriété intellectuelle"1. Le droit d'auteur et le droit des brevets sont ainsi directement concernés. La sacralisation des DRM, ou menottes numériques, pourrait, de cette façon, être mise en place par le biais de ce texte, mais aussi la légalisation forcée des brevets logiciels.

C'est pourquoi l'April se mobilise contre TAFTA, mais également contre tous les accords commerciaux internationaux qui remettent en cause le fonctionnement démocratique et la protection des droits de l'homme. Nous appelons les eurodéputés français à résister à une telle manipulation au cours des prochaines semaines.

L'April dénonce l'attitude des fonctionnaires français et renouvelle son appel à l'abandon des négociations par la Commission européenne et par l'ensemble des institutions impliquées dans ces négociations.

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, à l'ère du numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 4 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31.

MyPads : premier point sur le développement

Framablog -

Cela fait quelques semaines que le développement a redémarré pour MyPads, le plugin Etherpad, et donc Framapad, qui apportera la gestion des groupes et pads privés par utilisateur. Il est donc temps de faire un premier point sur ce qui a été fait et ce qui reste à réaliser.

L’avancement

Le développeur a choisi de commencer par le code côté serveur, lequel n’est pas directement visible aux utilisateurs. À ce jour, ont été réalisés :

  • La formalisation de MyPads en tant que plugin Etherpad, installable manuellement.
  • Une partie de la gestion de la configuration du plugin, des utilisateurs, groupes et pads.
  • Une API HTTP-REST publique associée à chacun des modules.
  • L’authentification en propre.

Il reste côté serveur à améliorer l’API, gérer les permissions selon les utilisateurs, permettre l’envoi de mails par exemple pour la récupération de son mot de passe.

Ce qui a pris du temps

Outre la mise en place générale, l’un des points de difficultés pour le développement d’un plugin Etherpad de ce genre est la gestion de la base de données. En effet, Etherpad emploie ueberDB, une bibliothèque NodeJS en partie conçue pour lui, qui transforme plusieurs moteurs de bases de données en simples bases clés-valeurs. Il est important d’utiliser ueberDB afin de maintenir la compatibilité du plugin avec l’ensemble des bases de données supportées par Etherpad.

Or, ueberDB ne fournit de manière commune que très peu de fonctions : fixer une clé et sa valeur, supprimer cette clé, récupérer la valeur en fonction de la clé ou enfin obtenir une liste de clés selon un préfixe donné. De fait il revient à l’application de gérer les différents types d’objets à stocker, les liens entre ceux-ci et les index… En somme de prendre soin de l’intégrité des données et de la performance générale.

MyPads, dans cette version préliminaire, c’est en cumulé un peu plus de 10 000 lignes écrites, tests et commentaires inclus.

La suite

Le développement du client Web débutera la semaine prochaine. Dès les premiers modules réalisés, une version de test, remise à plat chaque jour, sera proposée. Elle utilisera  la toute dernière version du code et permettra à ceux qui le souhaitent de voir plus concrètement où en est le développement. Un nouveau billet sera rédigé à ce moment-là.

Cette phase permettra l’amélioration de la partie serveur, dont l’API, et l’implémentation des fonctionnalités encore manquantes.

PS : pour ceux qui sont intéressés par le code, vous le trouverez sur notre miroir Github, en attendant que notre Gitlab soit à nouveau opérationnel.

 

MyPads : first feedback

A few weeks ago MyPads development has been resumed. This Etherpad plugin, and so Framapad plugin, will bring groups and private pads managements per user. It’s time to give you some information about what has been done and what remains.

Progress

The programmer has chosen to begin with server-side code, which is not obvious for users. Up to now, here is what has been done:

  • MyPads bootstrap as an Etherpad plugin, with manual installation.
  • Partial management of the plugin configuration, users, groups and pads.
  • HTTP-REST public API for common functions of each module.
  • Local authentification.

Server-side some tasks are still to be done: improving API, permission handling for users , email sending – for example for password recovery.

Time-consuming work

Besides global bootstrapping, one of the major problems for an Etherpad plugin like MyPads is to work with the database. Currently Etherpad depends on ueberDB, a NodeJS library made for transforming database engines into simple key-value store. It’s important to use ueberDB in order to keep the plugin compatible with all Etherpad supported databases.

ueberDB currently offers only a few functions: set a key and its value, remove a key, get the value of the key and retrieve a list of keys according to a given prefix. Consequently,  the application has to handle the different types of objects to store, links between them, indexes… In short taking care of the data integrity and global performance.

MyPads, the current preliminary version, represents a little more than 10,000 lines accumulated, tests and comments included.

Next steps

Web client development will begin next week. As soon as the first modules are done, a test demo, rebooted daily, will be available online. It will use the last source code and allow to watch more concretely what we are talking about. A new blog post will be published at that time.

This step will help improving server-side code, including API, and implementation of missing functionality.

NB: those who are interested by the source code can find it on our Github mirror, until our Gitlab is back online.

Atelier Django Carrots – Édition PyCon!

Montréal Python -


Django Carrots – Édition PyCon est un atelier intensif d'un jour, gratuit, destiné à toutes les personnes qui désirent apprendre la programmation.

Organisé par les Geek Girls Carrots (GGC), le cursus Django Carrots met l'accent sur le contact individuel entre l'étudiant-e et son mentor (avant, pendant et après l'atelier), sur une structure horizontale (les étudiants apprennent des mentors mais aussi entre eux), et sur le partage de connaissances générales au sujet des communautés, l'organization et les ressources en lignes, afin d'aider les participants après l'atelier.

Comment s'inscrire?

Merci de compléter ce formulaire d'inscription. Les inscriptions sont ouvertes du 2 février au 1er mars. Toute personne qui s'inscrit recevra une réponse d'ici le 5 mars. Il n'est pas nécessaire d'avoir un billet pour PyCon pour participer à l'atelier Django Carrots, néanmoins nous vous recommandons chaudement la conférence PyCon.

De quoi aurai-je besoin durant l'atelier?
  • Votre ordinateur portable et votre chargeur

N'oubliez pas: Il n'est pas nécessaire d'avoir des connaissances particulières en programmation pour participer à l'atelier (et nous insistons particulièrement sur ce point!). Le plus important est d'être motivé-e et d'avoir envie d'apprendre!

Qui sont les mentors?

Nos mentors sont des programmeur-se-s chevronné-e-s qui œuvrent dans les principales compagnies ou Universités d'Europe et d'Amérique du Nord. En plus d'avoir une connaissance appronfondie de la programmation et une expérience de travail solide, ce sont des pédagogues talentueux-ses qui se soucient des enjeux reliés à la diversité culturelle dans l'industrie de la technologie.

En espérant vous compter parmi-nous!

Geek Girls Carrots ­est une communauté internationale et une entreprise sociale dont la mission est de promouvoir la participation des femmes dans le domaine des technologies de l'information en les inspirant, en leur proposant des activités d'apprentissage et des occasions de réseautage.

Nous favorisons l'essor de communautés en organisant des rencontres, des ateliers, des hackathons ainsi qu'une foule d'autres événements qui permettent aux gens de se rencontrer et de partager leur expérience. Nous nous rencontrons dans 22 villes à travers le monde, incluant Varsovie, New York, Londres, Berlin, Luxembourg et Sydney.

Framabag : le Wallaby a bouffé du lion !

Framablog -

J’aime les blogs. J’aime lire les copains auteurs, les copines féministes, les libristes et rêveureuses qui font mes Internets. Le problème c’est que mes flux RSS, partages sur facetwittle+ et autres butinages m’ont bien trop souvent rempli les onglets. Tout ces onglets que l’on garde en mode « à lire plus tard » alors que mes moments de lectures, j’ai envie de les passer le soir dans mon lit, loin de l’écran de mon ordi.

Il y a plus d’un an, l’ami Ploum explique sa solution. Une application web où vous créez un compte, un petit bouton sur votre navigateur web. Si vous le cliquez, il conserve l’article sur son serveur, et vous le rend nature. Juste le texte et les images : sans pub, colonne latérale ou pied de page. Sur votre ordi, votre smartphone, votre tablette, votre liseuse. Mon rêve. Mais l’application est propriétaire, on sait pas ce que cache leur code, et leurs serveurs centraliseraient mes données je ne sais où. Snif.

créé avec Gégé, le Geektionnerd Générator

Et voilà qu’arrive Wallabag. Un service web que tu peux installer sur ton serveur perso. Et si tu n’en as pas, Framasoft a installé pour toi un Framabag. En t’équipant d’une extension navigateur et d’une appli sur ton tablettophone, tu peux désormais consulter ton journal des Internets, l’édition de ce que tu veux lire, de ce que tu as collecté tout le jour durant… Un service en perpétuelle évolution, comme ses contributeurs nous l’expliquent ci-dessous !

 

Après quatre mois sans nouvelle version, voici venir wallabag v1.9

Par : Les contributeurs de wallabag.

Un rapide tour d’horizon des nouvelles fonctionnalités donne avant tout les attendus exports aux formats mobi (pour les utilisateurs de Kindle) et pdf qui s’ajoutent au format epub, le partage vers de nouveaux services (Evernote, Carrot et Diaspora), et un nouveau script d’installation.

Il se trouve maintenant également une option pour autoriser l’enregistrement sur une instance de wallabag, de telle sorte qu’un administrateur décide de partager son instance wallabag, un peu à la manière de ce que Framabag fait. Toutes ces options sont activables dans le fichier de configuration.

On trouvera désormais aussi un bouton pour obtenir un article aléatoire, un bouton pour récupérer à nouveau un article si son contenu a changé. D’autre part, les tags sont maintenant importés à partir des exports issus de Pocket. La documentation est également ajoutée directement dans wallabag pour une lecture hors ligne. Enfin, il est possible d’ajouter des tags à un article directement lorsqu’on l’enregistre dans l’interface web.

Il va sans dire que cette version apporte aussi son lot de corrections de bugs, de nouvelles traductions et d’améliorations.

Framabag a d’ores et déjà été mis à jour avec toutes ces fonctionnalités.

Nous sommes donc à la dernière version majeure avant la version 2.0, nous avons mis un maximum de choses dans les versions 1.x, mais nous arrivons à un point où il faudrait faire beaucoup de travail pour obtenir les fonctionnalités suivantes. Pour augmenter et améliorer les fonctionnalités, nous repartons donc « presque » de zéro en utilisant le framework PHP Symfony.

A la manière du phénix, nous avons progressivement abandonné le développement sur la v1.x et sommes à présent concentrés sur cette nouvelle version. L’employeur – qu’on remercie – de Nicolas Lœuillet l’a d’ailleurs autorisé à travailler entièrement sur son projet pendant quelques jours.

Le wallabag d’un pouhiou anonyme

L’arrivée d’une version 2.0 permettra enfin de fournir une API et atteindre un niveau d’interface utilisateur et de fonctionnalités comparable aux services en ligne propriétaires. Les applications pour mobile pourront enfin fournir les mêmes fonctionnalités que la version web et wallabag pourra être connecté ou intégré à d’autres services.

Réécrire wallabag permet également de se débarasser du code patchwork accumulé au fil des versions. Le code bénéficie des avantages du framework et est logiquement bien mieux écrit et comporte des tests. Un aperçu fonctionnel est déjà disponible à l’adresse http://v2.wallabag.org/ (login/mdp : wallabag/wallabag) et sera mis à jour au fur et à mesure. Que pensez-vous de ce thème  ?

Evidemment, tout le monde est le bienvenu pour donner un coup de main sur le projet. D’ailleurs il y a beaucoup de compétences, hors PHP, que vous avez peut-être qui seraient les bienvenues.

Nous espérons pouvoir vous donner des aperçus de cette v2 dès que possible et avoir des retours sur notre travail. Nous voulons vraiment donner le plus de raisons possibles à tout le monde d’essayer wallabag.

Actualités de l'April du 22 février 2015

April -

Actualités de l'April du 22 février 2015

Informations


Luc Fievet, Magali Garnero et Lionel Allorge
vous présentent les actualités
de l'April du 22 février 2015

  • Titre : Actualités de l'April du 22 février 2015
  • Intervenants : Luc Fievet, Magali Garnero et Lionel Allorge
  • Réalisation : Luc Fievet
  • Licences : Gnu FDL 1.3 ou ultérieure, CC-by-SA 2.0 ou ultérieure, Art Libre 1.3 ou ultérieure
  • Durée : 11 mn 59 s
  • Média : 20150222_actualites_april.webm (254 Mo)
  • Logiciels utilisés : Kdenlive pour le montage vidéo et Inkscape pour le générique
Transcription

PyCon Startup Row - Enregistrement

Montréal Python -

Pour plus d'informations: https://us.pycon.org/2015/

Mardi le 3 mars, nous invitons les startups Montréalaises à présenter leur entreprise a un panel d'investisseurs et de VCs. Les présentations dureront 5mins, incluant la démonstration de votre produit. Il y a aura plusieurs startups pour l'occasion, à plusieurs niveaux de croissances, de la nouvelle startup cherchant de la traction à la startup en pleine croissance.

L'événement est payant afin de soutenir nos couts et de vous servir une entrée et du vin durant le réseautage.

Veuillez réserver votre billet a prix réduit à https://www.eventbrite.ca/e/mtl-newtech-pycon-edition-tickets-15867698714

Agenda:
  • 5:45pm Ouverture des portes
  • 6:15pm Présentation de l'événement. Chaque startup aura 5 minutes pour faire un pitch, incluant une démo. Vous pouvez prévoir 1 ou 2 questions des juges.
  • 7:30pm Fin des présentations. Les juges délibèrent
  • 7:45pm Annonce de la startup sélectionnée pour PyCon
  • 7:45pm Networking!

ARL sur les développements en droit d’auteur

CultureLibre.ca - Olivier Charbonneau -

L’Association of research libraries (ARL, aux États-Unis) vient de publier leur plus récent dossier (connu comme le Research Library Issues (RLI) no. 285) concernant les développements nationaux et internationaux du droit d’auteur.

Le document, qui est disponible gratuitement dans Internet, couvre les points suivants:

The complete table of contents with links to the articles follows:

Introduction
Prudence S. Adler
Fair Use Rising: Full-Text Access and Repurposing in Recent Case Law
Brandon Butler
What Does the HathiTrust Decision Mean for Libraries?
Jonathan Band
International Copyright Developments: From the Marrakesh Treaty to Trade Agreements
Krista Cox

Revue de presse de l'April pour la semaine 8 de l'année 2015

April -

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

En podcast.

Sommaire de la revue de presse de l'April pour la semaine 8

[usine-digitale.fr] Des cultivateurs-bricoleurs fabriquent eux-mêmes leurs machines agricoles grâce à l'open hardware

Par Lélia de Matharel, le vendredi 20 février 2015. Extrait:
> L’open hardware, qui permet aux passionnés de technologie de construire eux-mêmes leurs robots, leurs smartphones ou leurs voitures, intéresse un nouveau public: les agriculteurs. Grâce à des plans accessibles librement sur Internet, ils peuvent fabriquer des machines agricoles moins chères que celles qui sont disponibles dans le commerce.
Lien vers l'article original: http://www.usine-digitale.fr/article/des-cultivateurs-bricoleurs-fabriquent-eux-memes-leurs-machines-agricoles-grace-a-l-open-hardware.N314684

[La Vie] Emmabuntüs, des ordinateurs pour tous

Par Claire Legros, le jeudi 19 février 2015. Extrait:
> En France, environ 20 kg de déchets électroniques par personne, dont la majorité n’est pas recyclée, sont produits chaque année. Pour éviter ce gaspillage, une vingtaine de bénévoles se réunissent chaque semaine dans les communautés Emmaüs de Perpignan, Dijon et Paris pour reconditionner le matériel informatique collecté par les compagnons. L’équation est simple.
Lien vers l'article original: http://www.lavie.fr/hebdo/2015/3625/emmabuntus-des-ordinateurs-pour-tous-17-02-2015-60620_676.php

[Mediapart] Profil de Libriste: Frank

Par André Ani, le mercredi 18 février 2015. Extrait:
> Bonjour Prof Tux, je m’appelle Frank Rousseau, j’ai 32 ans et je suis libre comme l’air! Bon en fait j’ai pas grand chose en commun avec GTO. J’aime juste passer beaucoup de temps devant mon ordi pour faire des sites et applications web et ce depuis plus de 15 ans. Et ce en tant que hobby ou activité professionnelle. Aujourd’hui je suis Co-Fondateur et Directeur Technique de Cozy Cloud, une startup qui réalise des clouds personnels libres.
Lien vers l'article original: http://blogs.mediapart.fr/blog/andre-ani/180215/profil-de-libriste-frank

[Next INpact] Le Sénat adopte le nouveau délit d'obsolescence programmée

Par Xavier Berne, le mardi 17 février 2015. Extrait:
> Le Sénat a adopté tard dans la nuit l’article de la loi sur la croissance énergétique punissant les pratiques dites d’obsolescence programmée de deux ans de prison et de 300 000 euros d’amende. L'objectif? Sanctionner les fabricants réduisant sciemment la durée de vie de leurs produits (imprimantes, smartphones...) afin que les consommateurs les remplacent plus souvent.
Lien vers l'article original: http://www.nextinpact.com/news/93090-le-senat-adopte-nouveau-delit-d-obsolescence-programmee.htm

[InformatiqueNews.fr] Instrumentaliser la terreur pour contrôler les communications chiffrées: une dérive dangereuse

Par Guy Hervier, le mardi 17 février 2015. Extrait:
> Les attentats de janvier à Paris ont déclenché une vague de discours sécuritaires et de dangereux projets législatifs s’annoncent bien au-delà des frontières françaises. Un contrôle des communications en ligne, de la surveillance, des attaques contre l’expression anonyme et le chiffrement sont déjà à l’ordre du jour, sous prétexte de combattre un ennemi invisible dans une guerre perpétuelle.
Lien vers l'article original: http://www.informatiquenews.fr/instrumentaliser-la-terreur-pour-controler-les-communications-chiffrees-une-derive-dangereuse-jeremie-zimmermann-quadrature-du-net-30248

Et aussi:
[L'Expansion] Louis Pouzin: "Internet est bâti sur un marécage"

[Branchez-Vous!] Un collectif réclame une enquête publique sur l'informatique au gouvernement du Québec

Par Laurent LaSalle, le lundi 16 février 2015. Extrait:
> Devant la place prépondérante qu’occupe désormais la technologie, les signataires d’une déclaration commune demandent une enquête publique sur l’octroi des contrats gouvernementaux liés aux technologies de l’information.
Lien vers l'article original: http://branchez-vous.com/2015/02/16/collectif-reclame-enquete-publique-sur-linformatique-au-gouvernement-du-quebec

Note

Les articles de presse utilisent souvent le terme « Open Source » au lieu de Logiciel Libre. Le terme Logiciel Libre étant plus précis et renforçant l'importance des libertés, il est utilisé par l'April dans sa communication et ses actions. Cependant, dans la revue de presse nous avons choisi de ne pas modifier les termes employés par l'auteur de l'article original. Même chose concernant l'emploi du terme « Linux » qui est généralement utilisé dans les articles pour parler du système d'exploitation libre GNU/Linux.

Apéro April le 27 février 2015 à partir de 19h00 à Montpellier

April -

Début: 27 Février 2015 - 19:00Fin: 27 Février 2015 - 23:00 Un apéro April ?

Un apéro April consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance avec le logiciel libre et l'April, d'échanger, de partager le verre de l'amitié et manger ce qui l'accompagne. C'est aussi l'occasion de fêter les dix huit ans de l'association et de discuter sur l'actualité et les actions de l'April.

Un apéro April est ouvert à toute personne qui souhaite venir, membre de l'April ou pas ; novice ou amateur d'informatique. N'hésitez pas à venir nous rencontrer : la liberté informatique ne s'use que lorsqu'on ne s'en sert pas !

Quand et où ?

Montpel'libre organise un apéro April à Montpellier le 27 février 2015 à à partir de 19h00. Vous pouvez vous inscrire sur le pad (en bas de la page).

L'apéro aura lieu à la Maison pour tous Mélina Mercouri 842, rue de la vieille poste à Montpellier.

Quelques dates où vous pourrez retrouver Framasoft…

Framablog -

Framasoft est un association qui s’est crée par Internet et travaille donc à distance, depuis les quatre coins de la France (voire de la francophonie) afin d’apporter plus de Libre chez les Dupuis-Morizeau (parce que les Michus, on va les laisser tranquilles ^^).

Stand Framsoft au RMLL 2015 de Montpellier

Du coup, nous avons fait le choix de ne pas nous baser sur Paris, mais d’avoir des locaux à Lyon, et des salariés et bénévoles dispersé-e-s un peu partout dans l’hexagone. C’est une force qui nous permet de régulièrement participer à des événements où l’on veut souligner l’importance du Libre.

Voici donc quelques dates où vous pourrez nous retrouver, discuter, boire une bière et découvrir les humains qui agissent derrière leurs claviers…

Voilà pour les prochaines semaines… Il y a de nombreuses demandes sur notre page de contact (on essaie d’y répondre au mieux selon les disponibilités de nos bénévoles), et on devrait pouvoir prochainement annoncer d’autres interventions sur Tours, Lyon, Toulouse, Paris (Bookynette nous a invités à Geekopolis !) et même Bruxelles…

Dès que c’est confirmé et goupillé, on vous informe plus avant.

 

Et si on dégooglisait Internet ? Sur France Inter.

April -


Titre : France Inter - Et si on dégooglisait Internet ?
Intervenants : Pierre-Yves Gosset - Journalistes - Alexis Kauffmann - Tristan Nitot
Lieu : France Inter
Date : Novembre 2014
Durée : 11 min
Lien vers la vidéo

Transcription

Journaliste : Dégoogliser Internet. C'est la mission que se sont fixés les membres de l’association Framasoft qui milite pour un Internet libre. Google, figure de proue du capitalisme numérique, avec Apple, Facebook et Amazon, les GAFA qui colonisent nos usages du net et centralisent dans leurs serveurs la plus grosse partie de l'activité de la toile. Un Web qui se voulait pourtant, au départ, être tout le contraire, décentralisé et plus démocratique.

Voix Off : Nous sommes en 2014 après Jésus-Christ. Toute la toile est occupée par des services centralisés. Toute ? Non ! Une communauté, peuplée d'irréductibles libristes, résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons des camps retranchés de Fermetovm, Centralisvm, Espionnvm et Privatvm.

Voix Off : Nous sommes Google. Nous sommes Google. Eh ! Fermez vos gueules !

Journaliste : Alors Alexis Kauffmann, vous êtes fondateur de Framasoft. Pourquoi est-ce qu'il faut se libérer de Google aujourd'hui ?

Alexis Kauffmann : On a lancé une campagne de dégoogle..., dégooglelisation, ce n'est pas facile à prononcer. Moi je suis prof de maths, l'informatique, à sa naissance, dans les années 50, 60 aux États-Unis, le code informatique se partageait exactement comme les mathématiques au sein des universités américaines. Et puis, il y a « des petits malins », « des petits malins » entre guillemets parce que ce sont devenus les Bill Gates et les Steve Jobs, etc, qui se sont dit « on va fermer le code et on va le commercialiser ». Et certains ont résisté, un peu comme la Guerre des étoiles. On peut faire des références geek. Certains se sont dit « on ne peut plus partager comme avant le code ? On va résister ». Et la résistance s'est faite aussi bien d'un point de vue technique que juridique. C'est-à-dire qu'il a fallu déposer les bases juridiques de ce que c'est qu'un logiciel libre, pour garantir ses libertés et pour le protéger.

Et Microsoft était un petit peu le symbole de la fermeture dans nos ordinateurs personnels, dans nos ordinateurs domestiques. C'était du temps où, de temps en temps, on se connectait à Internet via notre modem, sinon on faisait du traitement de texte, un peu d'Internet, un peu de traitement d'image. Aujourd'hui, la donne a totalement changé : on est tout le temps sur Internet ; les applications se sont déportées sur Internet, certains disent dans le Cloud, dans les nuages, mais c'est une expression tout à fait subjective et connotée ; non non, elles sont sur d’autres serveurs, ce qui fait que Google, aujourd'hui, représente, comme Microsoft hier représentait, un petit peu la symbolique du grand méchant. Qu'il était bon par le passé de haïr Microsoft ! C'était très facile, ils étaient arrogants, tout était complètement fermé. Ils avaient une mauvaise image parce qu'ils ne faisaient pas des beaux produits, ça plantait souvent, donc c'était assez simple de haïr Microsoft.

Haïr Google c'est beaucoup plus compliqué, parce que Google ils aident le Logiciel Libre. Ils n’appellent pas ça du Logiciel Libre, ils appellent ça plutôt de l'open source, c'est le fait que le code source soit ouvert et donc, ainsi, c'est une manière différente de faire de l'informatique, beaucoup plus facilement audible par le monde de l'entreprise, alors que le Logiciel Libre, ce sont les libertés des utilisateurs et là, c'est beaucoup plus subversif.

Voix Off : Au milieu de multinationales tentaculaires, quelques organisations non lucratives continuent de lutter activement pour un web ouvert et respectueux des internautes.

Voix Off : Votre mission sur Google: dès aujourd’hui, assurez-vous une visibilité optimale auprès des internautes au moment précis où ils vont aller chercher sur Google les produits et services que vous proposez.

Présentateur de l'OWF 2014 : Nous voilà de retour pour cette première journée de l'Open World Forum 2014, on accueille tout de suite Pierre-Yves Gosset, Délégué général de l'association Framasoft.

Pierre-Yves Gosset : Donc je me présente, je m'appelle Pierre-Yves Gosset, je suis Délégué général de l’association qui s'appelle Framasoft, dont l'objet est de promouvoir la culture libre en général et le Logiciel Libre en particulier et je vais essentiellement vous parler justement de décentralisation, dans ce petit talk que j’ai appelé « Google, Apple, Amazon, Facebook, Microsoft, le Logiciel Libre peut-il résister à la colonisation technique et économique ? »

Alors on est à l'Open World Forum, qui est un salon, du coup, qui accueille des entrepreneurs, des développeurs, des utilisateurs de logiciels libres, « cibles » entre guillemets de notre association, vu que nous on s'adresse, avant tout, au grand public, à des gens qui utilisent les logiciels. Et je pense qu'il y a des représentants, en tout cas, de Google aujourd'hui, ce qui est tout à fait normal, vu qu'ils utilisent eux-mêmes, massivement, du logiciel libre. Le problème c'est le côté hégémonique voire, si j'ose le terme, impérialiste, qu'il peut y avoir derrière ces entreprises qui aujourd'hui deviennent des points de passage quasi obligés quand on va allumer un ordinateur ou allumer son smartphone ; il devient aujourd'hui quasiment impossible d'éviter ces entreprises.

Présentateur de l'OWF 2014 : Pierre-Yves Gosset quelles sont les alternatives ?

Pierre-Yves Gosset : Pour nous, il ne s'agit pas d'éliminer Google. Google, encore une fois, ce n'est pas l'ennemi en tant que tel, mais peut-être un faux ami. Demain on ne sait pas quelle sera sa volonté et ses objectifs. Aujourd'hui Google propose des choses essentiellement gratuitement, par contre, comme ce n'est pas à base de Logiciel Libre, et Google est devenu aujourd'hui tellement puissant, le chiffre d'affaires de Google dépasse les 80 milliards de dollars, Google est la deuxième capitalisation boursière mondiale, la première étant Apple, et ces entreprises ont le moyen de racheter quasiment des États et ne souhaitaient pas se limiter au Web. Google fait des Google Glass, donc des petites lunettes qui vont filmer tout ce que vous faites et qui vont vous assister dans votre vie de tous les jours. Mais Google est une entreprise américaine, elle est soumise au Patriot Act et, en tant que telle, le gouvernement américain peut lui demander des données que Google est obligée de fournir. Donc, si on laisse les Google Glass se répandre partout sur la planète, dans quelques années on aura forcément des demandes du gouvernement américain à accéder à, qui a croisé qui, qui est-ce que telle personne a croisé aujourd'hui dans la rue, est-ce qu'il est rentré dans telle pharmacie, qu'est-ce qu'il a acheté comme médicaments, etc. Et ça, aujourd’hui c'est vraiment le monde vers lequel on va. Nous, informaticiens, on le sait, on s'en inquiète. La difficulté est de faire prendre conscience de ce fait-là au grand public, c'est, entre autres, pour ça qu'on a lancé cette campagne.

Voix Off : À bord des trains de sa filiale IDTGV, la SNCF teste les Google Glass afin de permettre aux agents d'optimiser les contrôles. Sur les Google Glass du contrôleur, une croix verte si le billet est valide et une croix rouge s'il y a un problème.

Présentateur de l'OWF 2014 : Monsieur Tristan Nitot.

Tristan Nitot pendant sa conférence : Qui utilise Gmail dans la salle ? Levez la main. C'est donc une catastrophe, officiellement. Je vous remercie.

Journaliste : Alors on est à l'Open World Forum. Vous êtes, disons, le représentant de Mozilla ici, de Mozilla, de la Fondation Mozilla. Vous avez pris la parole, Tristan Nitot, pour l'ouverture du Forum. Pourquoi c'est si catastrophique d’utiliser Gmail ?

Tristan Nitot : J'ai fait juste un rapide sondage en demandant aux gens de lever la main. Qui utilise Gmail ? Et c'est vrai qu'une majorité de mains se sont levées. Google a fait un outil, qui s'appelle Gmail, qui est gratuit, et les gens l'ont adopté massivement. Et on se retrouve, en fait, dans un cas très particulier, qui est que l'e-mail qui était décentralisé se retrouve centralisé, alors que ce n'était pas fait pour ça. Avec un souci majeur qui est que, on le sait, c'est le business model de Google et ça n'est pas condamnable en soi, c’est de tout savoir sur vous, tout savoir de vos envies, ce qui vous préoccupe, ce que vous recherchez, avec qui vous parlez, de quoi vous parlez. Ils lisent vos mails, ils les analysent, y compris les pièces jointes, sachant tout sur vous, pour vous donner de la publicité, ciblée, qui correspond à vos besoins. Il y a dix-huit mois, un certain Edward Snowden, contractuel de la NSA, les grandes oreilles de l'administration américaine, a révélé, en fait, qu'ils avaient des portes d'accès vers les principaux grands acteurs de l'Internet pour pouvoir espionner tous les citoyens du monde entier, pour des tas de raisons qui ne sont pas compatibles avec la démocratie, tout simplement.

Journaliste : Alors Pierre-Yves Gosset, qu'est-ce que vous proposez alors avec Framasoft ?

Pierre-Yves Gosset : On prend chaque service qui existe aujourd'hui au niveau de Google, Facebook et autres, et on va essayer de montrer que, pour chacun de ces services, il y a des alternatives en logiciels libres qui existent, pour sortir du système Google, qui est évidemment extrêmement confortable, mais qui reste une cage dorée. Aujourd’hui les capitaux, la capitalisation boursière de Google, on pourrait citer Apple aussi, leur permettent d'investir des champs et des domaines d'activité qui sont toujours plus ou moins en liaison avec le numérique, mais qui commencent, doucement mais sûrement, à en sortir. Par exemple Google rachète massivement dans la robotique. Google a une société qui s'appelle Calico qui vise à euthanasier la mort, donc il s'intéresse de très près au domaine de la santé.

Voix féminine : Euthanasier la mort ?

Pierre-Yves Gosset : Euthanasier la mort.

Journaliste : C'est du transhumanisme.

Pierre-Yves Gosset : Exactement. Et donc le point de vue du transhumaniste est assez clair, c'est de dire l'homme est bridé par la biologie et il faut que la technologie puisse aider l'homme à aller plus loin et à se réaliser. Donc on peut voir le verre à moitié plein ou le verre à moitié vide. Le verre à moitié plein ce serait de dire que la technologie nous assiste et que Google, demain, nous aidera à vivre mieux et plus longtemps. Aujourd'hui, ça c'est la volonté de Google, mais on ne sait pas quelle sera la volonté des actionnaires de Google dans dix ans, dans quinze ans, dans vingt ans. Nous qui sommes dans le milieu, malheureusement, on voit le verre peut-être à moitié vide, c'est que Google devienne tellement tentaculaire qu'on ne se pose plus des questions éthiques ou sociétales que pose un acteur d'une taille qui est quasiment, encore une fois, celle d'un État.

Journaliste : Google nous connaîtra mieux que notre partenaire sexuel et probablement mieux que nous-mêmes nous connaissons. Ce qui se rapproche, aussi, un peu, du hacking cérébral, c'est la robotique. Nous allons avoir de plus en plus de robots, vous savez bien que Google est devenu le leader mondial de la robotique, a racheté les...

Voix Off : Eh oui, Google aussi a quelques velléités transhumanistes. Et au-delà de centraliser nos données et les monnayer autant que possible, c'est à nos cerveaux et à notre ADN que Google s'intéresse désormais. Nous irons bientôt dans la Mecque des transhumanistes, dans la Silicon Valley, avec Give.

Radio It yourself. Remixez-le, vous-le, sur France Inter.

HandyLinux - Présentation

April -


Titre : Présentation de la distribution HandyLinux
Intervenants : Arnault de HandyLinux - Nicolas Wöhrel de Radio Larzac
Lieu : RMLL 2014 - Montpellier
Date : Juillet 2014
Durée : 15 min 20
Lien vers la vidéo

Du 5 au 11 juillet ont lieu à Montpellier les 15èmes Rencontres Mondiales du Logiciel Libre. Nous y avons rencontré Arnault qui nous présente la distribution HandyLinux.

Transcription

Journaliste : Bonjour Arnault.

Arnault : Bonjour. Comment allez-vous ?

Journaliste : Très bien et vous ?

Arnault : Ça va super bien. Moi je suis à mes premières RMLL, je suis très content. Il y a une bonne ambiance, des gens sympathiques, plein d’humains. Ça fait du bien. Tout va très bien.

Journaliste : Arnault est-ce que tu peux nous présenter HandyLinux ?

Arnault : En fait HandyLinux est une distribution qui est née à l'initiative de Guantas qui avait plusieurs personnes qu'il connaissait, qui n’arrivaient vraiment pas à s'en sortir en informatique, soit parce qu'ils étaient nuls en informatique, soit parce qu'ils venaient de Windows et que le monde Linux leur était complètement étranger ; ils étaient complètement perdus dedans. Donc il nous a demandé, sur le forum de CrunchBang Linux à l'époque, d'essayer de construire un test de distro facilitante. Donc le but n'est pas d'avoir une distribution pour débiles ou une distribution que pour les débutants ou une distribution que simplifiée ou que légère. C'est une distribution pédagogique en fait, c'est-à-dire avec des outils facilitants qui permettent de prendre en main facilement l'informatique depuis n’importe quel niveau, même si on n'a jamais touché un clavier ; et très facilement, en trois clics, virer les outils facilitants et se retrouver avec une base Debian Xfce stable, sans dépôts particuliers, dangereux, etc, complètement stable et donc de mettre un pas dans le Libre, mais « de façon » propre entre guillemets. Voilà. Sur une base Debian saine et pas sur un fork, C’était ça notre but.

Journaliste : Donc c'est du vrai tout public, c'est ça ?

Arnault : Ah du vrai tout public ! Il n'y a pas de sexe. Non non, c'est vraiment orienté. Par exemple, à l'accueil, il y a un écran qui permet de développer tous les outils de base de l'informatique, c'est-à-dire l’utilisation du clavier, l'utilisation de la souris, un écran comment ça fonctionne, un ordinateur, en gros, comment ça fonctionne, où est-ce qu'il faut appuyer, comment il faut s'en servir. Une fois qu'on a passé cette petite phase-là, qui est très rapide, parce qu'en dix minutes on peut prendre en main un ordinateur, c'est un outil assez simple quand même, après on passe aux applications. Les applications, elles aussi, sont détaillées complètement. Comme c'est une distribution francophone, on a fait un gros effort sur le wiki, la documentation, qui présente chaque application, qui présente l'évolution possible de la distribution, c'est-à-dire comment faire pour la rendre « moins facile » entre guillemets, pour passer au stade supérieur, jusqu'à bien sûr, le petit tuto « Terminal ton ami, apprends à manipuler la boîte noire ». C'est le but du jeu, arriver avec rien et repartir avec un système qu'on peut utiliser facilement, sans se prendre la tête.

Journaliste : Est-ce que ça veut dire que vous l'avez testé chez des vrais débutants complets ?

Arnault : Oui. Ça a été justement la première phase de tests quand on a commencé les premières alphas, sur le forum de CrunchBang Linux qui nous a accueillis à l'époque, avant qu'on ait notre site. Et donc Guantas lui était dans le milieu médical et avait accès à plusieurs personnes âgées qui avaient des problèmes déjà moteurs, physiques, des petits handicaps, des petits soucis au niveau des articulations, etc. Donc il fallait essayer de trouver une distribution, il ne faut pas cliquer dans tous les coins, il ne faut pas chercher tout le temps, il faut que ce soit rapidement exploitable. Et donc est venue l'idée, tout de suite, du HandyMenu, c'est-à-dire de regrouper les applications par thèmes et non pas par noms d'applications. Par exemple dans notre menu il n'y a pas marqué Chromium, il n'y a pas marqué Firefox, il n'y a pas marqué Thunderbird, etc. C'est « Écris ton mail », « Balade-toi sur le net ». Donc c'est vraiment fait pour partir de rien et les gens qui l'ont testé là, pour l'instant, sont très contents quand ils sont débutants, en revanche, je dois le dire, ceux qui sont utilisateurs Linux classique sont très perturbés parce que, du coup, c'est trop simple. On perd nos habitudes. On n'a plus le menu avec le menu déroulant avec tous les trucs qui s’ouvrent au fur et à mesure, c'est une fenêtre simple, donc ça, ça les perturbe. Mais c'est pour ça que le but du jeu c'est de pouvoir enlever ça très vite et de se retrouver avec une distro stable, facile à utiliser, rapidement.

Journaliste : Est-ce que la perturbation ne vient pas justement plutôt du changement d’habitudes que de la simplification ?

Arnault : Tout à fait. Là je suis tout à fait d’accord. Effectivement c'est le changement d'habitudes qui pose problème, que ce soit aux utilisateurs de Windows quand ils passent à Linux, ou aux utilisateurs de Linux classique quand ils viennent sur HandyLinux. Mais bon, le but du jeu, le vrai but du jeu pour HandyLinux, c'est de ne pas utiliser HandyLinux, de ne plus utiliser HandyLinux. Le but du jeu pour nous c'est que quelqu'un, découvre HandyLinux, découvre l'informatique grâce à ça, s'en serve, six mois, un an, et puis le vire. Et après prenne une vraie Debian ou alors taper dans de la Gentoo, dans de l'Arch, enfin voilà, découvre vraiment le Libre et découvre ce que ça fait de travailler avec des outils performants parce que, effectivement, il y a des outils performants quoi qu'on en dise. Et donc découvrir une autre façon de travailler librement, avec des communautés, et pas justement avec un store, pas avec quelqu'un qu'on appelle et qu'on paye, mais avec une réelle communauté d'utilisateurs et des gens qui s'impliquent et qui s'investissent

Journaliste : Cette distribution HandyLinux est en développement depuis combien de temps ?

Arnault : Moins d'un an. On a commencé en avril dernier, enfin, elle a un peu plus d'un an, mais la première version stable est sortie il y a moins d'un an. Nous on est très contents du résultat. Les gens qui l'utilisent aussi. On est à un peu plus de 13 000 téléchargements de la dernière version stable, donc en trois mois. On est très heureux.

Journaliste : Combien de personnes sont concernées directement par le développement ?

Arnault : Sur le développement pur on est deux, en fait. Moi je développe la distribution, je la construis intégralement. Il y a Manon qui est une contributrice de CrunchBang Linux qui m'aide énormément pour tous les scripts Python, parce que moi je n'y connais rien. Après, le reste de l’équipe, c'est surtout pour d'autres postes. Par exemple dYp qui lui est modérateur sur le forum, qui s'en occupe très bien, Fibi qui s'occupe plus du blog. On a aussi d'autres intervenants sur le forum qui travaillent énormément, qui s'investissent beaucoup, comme Tartarin qui fait un gros travail d'édition parce qu'il avait l'habitude de Wikipédia, etc, alors que moi pas trop. Tout le développement c'est vrai que je m'en occupe, je porte un peu tout ça tout seul, mais heureusement j'ai une super équipe qui m'aide pour tous les à côté, ils prennent beaucoup de temps, c'est très chronophages, cela demandent beaucoup d'investissement personnel mine de rien et ils font du très gros travail. Merci beaucoup à eux. Donc en tout, en gros, on est dix. En gros je fais 90 % du travail qu'on voit, mais ce que font les autres c'est quand même très important pour le maintien de la communauté surtout.

Journaliste : Et sur les retours forum, par exemple, est-ce que vous voyez des amorces de contributions ?

Arnault : Les premières contributions sont des scripts bash, j'en ai eu de la part de FirePowi, par exemple qui m'a aidé, pour Redshif config. Redshif c'est un filtre d'écran pour aider les personnes qui ont des soucis d'yeux, etc, pour ne pas avoir trop de luminosité. Et ce paquet existe chez Debian, mais il n'y a pas de configuration automatique. FirePowi avait un premier script en bash, qui fonctionnait très bien et Manon en a fait un deuxième en Python qui fait une configuration automatique. Donc ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui, utilisant une de nos applications, voient une fonctionnalité, demandent si c'est possible, demandent si ça existe. Non ça n'existe pas ! Très bien, comment on fait pour la faire ? Et ça démarre comme ça. C'est pour ça qu'on a appelé notre distribution une distribution collégiale, parce que c'est vraiment dans cet esprit-là qu'on veut la construire. On a remarqué que la plupart des développeurs n'étaient pas présents sur les forums d’utilisateurs dans le monde du Libre. Je trouve ça extrêmement dommage. C'est vrai qu'il y a une séparation technique de compétences évidentes, entre un développeur qui a passé 15 ans dans le milieu informatique et un utilisateur lambda qui arrive. Mais c'est dommage qu'il n'y ait pas de rencontre, qu'il n'y ait pas de lieu de rencontre. Et sur HandyLinux on a vraiment voulu mettre l'accent sur cette collégialité, c’est-à-dire faire participer les utilisateurs au maximum. Par exemple moi je construis la distribution, je ne prends aucune décision tout seul. Je poste dans la section propositions « Voulez-vous faire ça ? Vous ne voulez pas ? » Ils veulent le faire, je le fais. Ils ne veulent pas le faire, je ne le fais pas. Tous les programmes qui ont été ajoutés à HandyLinux, tous les outils qui ont été ajoutés, ont été ajoutés tous sur demande d’utilisateurs. Toujours ça naît d'un besoin de quelqu’un, ça ne naît pas d'une idée à moi qui ai envie d'imposer quelque chose à l'utilisateur. Ça vient toujours de lui. Tout HandyLinux vient des utilisateurs.

Nous on est très heureux de ce phénomène, de ce mode de construction, parce que ça change un peu des autres distro, que je trouve très bien par ailleurs. Je fais partie de ceux qui disent que plus il y a de distro mieux c'est, il y a plus de choix. Mais on a essayé de se démarquer justement de ce côté-là, c'est-à-dire de donner la parole à l'utilisateur, d’arrêter de le prendre pour un débile, parce qu'il y a quand même un peu sur des forums, ce RTFM, le fameux Read the fucking manual, qui est interdit chez nous. On l'a interdit carrément, purement et simplement je l'ai interdit. Celui qui l'emploie dans mon forum, je le vire. Je n'en veux pas. On n'a pas le droit de dire va te faire voir à un mec qui pose une question. Soit on lui indique le bon lienvers la doc, parce qu'on a fait une doc propre, soit on lui répond parce que ça veut dire qu'on a fait une erreur et qu'on n'a pas prévu cette question-là. À nous de prévoir les questions. Si on n'a pas prévu, à nous d'y répondre.

Journaliste : Comment ça se passe pour la documentation d'HandyLinux ?

Arnault : La documentation d'HandyLinux ça a vraiment été notre priorité dès le départ parce qu'on ne voulait absolument pas avoir des heures de forum, des heures de discussion, pour résoudre juste un petit problème. Donc une documentation intégralement francophone, anglophone aussi, on l'a traduite, mais à la base c'est une distribution francophone donc documentation francophone et pour ce qui est du live CD, on a transféré en PDF toute la documentation et on l'a mise dans le dossier documents, tout simplement. Ce qui fait que même sans Internet, sans connexion, on peut avoir accès à la documentation de toutes les applications intégrées, ce qui permet une prise en main beaucoup plus facile. Et toujours, on essaie de présenter les deux méthodes : installation avec la souris, pour ceux qui débutent, et vas-y ouvre ton terminal ça va plus vite, ça aussi on le présente, qu'ils aient toujours les alternatives. Et puis aussi pour montrer à l'utilisateur novice que, des fois, deux lignes de code valent mieux que vingt-cinq clics de souris, et que, même lui qui a peur de la boîte noire, au bout de quelque temps, il aimera, il préférera faire ses deux lignes de code, ça ira plus vite et en plus il aura l’impression, pas l'impression, il aura vraiment le contrôle de son système. C'est quelque chose de très important pour nous aussi la documentation.

Journaliste : L'évolution de la distribution ? Ça va être ce modèle-là ou est-ce qu'il y a des prévisions ?

Arnault : Non, non. On reste sur le même modèle. Bien sûr nous on a des idées, on a envie de proposer des choses etc, donc on les propose sur le forum, mais ça reste toujours, vraiment, c'est l'utilisateur qui va choisir, mais on reste sur ce principe où les gens viennent avec un problème : j'ai telle machine, j'ai envie de faire ça ; j’utilisais ça sous Windows, ça aussi ça arrive souvent, j'utilisais tel logiciel sous Windows, comment est-ce que je peux faire pour obtenir à peu près la même chose ? À nous de trouver la solution libre qui va avec. Il arrive parfois qu'on ne trouve pas de solution libre. C'est pour ça que dans HandyLinux on intègre Skype. C'est vrai que, oui, c'est une grosse entorse au Libre. Intégrer Skype dans HandyLinux par défaut, c'est absolument horrible !

Journaliste : C'est bien de le dire déjà.

Arnault : Bien sûr que c'est une grosse entorse au Logiciel Libre. Mais d'un autre côté je ne vais pas demander à Papy qui a soixante-dix balais et qui discute avec ses petits-enfants par Skype depuis cinq ou six ans, je ne vais pas lui dire « non, mais mon gars, tu arrêtes maintenant, tu rentres sur IRC et viens on va chatter ». Ça ne fonctionne pas comme ça. Et même si lui désire le faire, je ne peux pas demander à toute sa famille de changer. Donc essayer de trouver des alternatives qui fonctionnent c'est mon boulot. C'est notre boulot, avec plaisir on le fait. Quand il n'y a pas d'alternative qui fonctionne et bien on prend quelque chose qui fonctionne. Le but du jeu c'est que ça marche. Le but du jeu c'est que la personne puisse utiliser son ordinateur, au maximum avec des logiciels libres, mais surtout, qu'elle ne soit pas dégoûtée du Libre ; qu'elle ne se retrouve pas dans un monde de geeks où si elle n'ouvre pas un terminal c'est un con. Voilà, c’est ça qu'on a envie d’abolir.

Journaliste : Et sur votre présence aux RMLL ? On l'a dit moins d'un an de développement, donc c'est une première un petit peu ?

Arnault : C'est non seulement ma première visite à une RMLL, moi je n'avais jamais participé à ce genre d’événement. Et donc on n'a pas de stand cette année, parce qu'on voulait voir. On voulait voir déjà ce que les gens pensaient de nous, on avait quelques contacts avec Parrain-Linux dont on est membre, plusieurs, etc, Montpel'libre aussi, avec les mecs de chez Tor aussi, puisque moi j'ai un réseau déclaré, je suis nœud déclaré Tor. Ces personnes-là nous ont accueillis avec grand plaisir, on leur a laissé des DVD, et tout, ils coopèrent avec nous, c'est très cool. L'année prochaine on aura un stand, bien sûr, avec la grosse banderole qui va bien et les jolis tee-shirts à vendre, etc. Mais là, je voulais quand même faire un petit clin d’œil à la communauté, parce que j'ai lancé une campagne de dons. Moi personnellement je suis sans emploi, on est tous bénévoles. J'ai lancé une campagne de dons et ils nous ont permis, notre communauté nous a permis de nous payer le voyage aller-retour, payer l'essence, le péage, et de boire un coup aux RMLL. Donc merci beaucoup à tous ceux qui ont donné, ça fait plaisir, ça fait du bien. Il faut le dire aussi, parce que mine de rien, on parlait de contribution tout à l'heure. Moi j’apprécie beaucoup les gens qui contribuent effectivement en m’envoyant un bout de code, en m’envoyant un script, en m'envoyant des retours de bugs, parce que ça aussi c'est très important, je ne peux pas tester sur toutes les machines. Et quand les gens n'ont pas la capacité ou n'ont pas les compétences techniques, pouvoir nous filer cinq euros c'est cool, parce que cinquante qui nous filent cinq euros, c'est la fête, ça y est on peut se balader, on peut faire parvenir l'information de HandyLinux à tout le monde. Nous on est contents.

Journaliste : Et qu'est-ce que HandyLinux attend de ces RMLL 2014 ?

Arnault : Rien du tout. Là je le dis franchement. On vient à la limite en touristes. On a deux ordi avec nous avec HandyLinux d'installé, on le montre aux gens. Moi j'ai des DVD gravés que j'offre aux gens. Le but c'est vraiment de voir comment ça se passe, d'avoir un petit retour simple et puis de rencontrer du geek humain. Parce qu'on a l'habitude de rencontrer du geek sous clavier, on le voit toujours derrière un écran et je crois que moi, au bout d'un an de développement, j'avais développé LiveArp avant, qui était une distribution beaucoup plus orientée vers les geeks et c'est vrai que je crois que moi aussi j'avais besoin de rencontrer de l’humain, de serrer la main du mec qui touche au clavier. J'en avais marre de n'avoir que des nicknames et des pseudos en face de moi. Je voulais avoir des vrais noms, des gens avec qui je puisse trinquer, boire un Ricard, boire une bière, ce n'est pas de la pub mais ça fait du bien. C'est aussi ça, l'aspect humain qui est pour nous très important dans la distribution, et que je voulais en réel quoi ! J'ai eu le plaisir de te rencontrer d'ailleurs. Ça s'est bien passé. Merci beaucoup.

Journaliste : Comment est-ce qu'on fait pour vous trouver sur le village des Rencontres ?

Arnault : Pour le village j'ai ouvert une ligne téléphonique, en fait, tout simplement. On a fait ça en simple, donc 07 61263002, ça c'est mon portable direct. Si vous appelez ce numéro vous tombez sur moi, sur Arpinux, sur Arnault. Du coup, comme nous on est de Montpellier, si vous me dites je suis à Montpellier à tel endroit, on viendra vous chercher, on connaît la ville par cœur, il n'y a pas de problème. Et donc avec plaisir. On boit un coup, on parle de HandyLinux ou de toute autre distribution libre avec plaisir. Il suffit d’appeler et on nous trouve.

Journaliste : Et pour nos auditeurs qui ne sont pas sur site, comment est-ce qu'on vous trouve ?

Arnault : Pour les auditeurs c'est sur le site d'Internet, http://handylinux.org, donc h, a, n, d, y, l, i, n, u, x, tout attaché, point org.

Journaliste :Merci beaucoup Arnault.

Arnault : Merci à toi de nous avoir invités. C'est gentil, super cool. Merci.

C’était Arnault qui nous présentait la distribution HandyLinux, en direct des 15èmes Rencontres Mondiales du Logiciel Libre, à Montpellier.

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