Le monde du libre

Mercurial : une alternative à Gît puissante et facile d'utilisation

Montréal Python -

Vous avez probablement déjà entendu parler de git et vous savez aussi probablement que le contrôle de version fait parti des bonnes pratiques. Vous êtes vous déja posé les questions: Qui a fait ce changement ? Quand ? Pourquoi ? Comment revenir avant ce changement ? Qu'est-ce qui a brisé le code ? Comment combiner deux versions du meme code ? Comment collaborer avec d'autres développeurs ? Comment interagir avec mes anciens changements lorsque j'ai oublié des choses ?

Mercurial répond à toutes ces questions ! Tout comme Git et d'autres, Mercurial est un système distribué de sources (DVCS). De grandes organisations comme Python, Mozilla, Facebook et Google l'utilise pour gérer leurs sources. Plusieurs services l'offre en hébergement tel que MozDev, Google Code et Bitbucket.

Durant notre atelier, nous ferons introduction des bases de l'utilisation d'un DVCS et comment configurer et utiliser Mercurial afin de l'adapter à vos besoins. La présentation sera en anglais mais nous vous encourageons à poser vos questions en Français.

N'apportez que votre ordinateur portable, nous aurons du courant et un accès Internet !

Local A-3230
École de Technologie Supérieure
1100 Rue Notre-Dame Ouest
Montréal, QC H3C 1K3 (Canada)
(https://goo.gl/maps/9auBB)

Quand

6 Novembre, de 18h à 21h

Inscription

http://mercurial-workshop.eventbrite.ca

Réédition du catalogue : 20 objets à réaliser en design libre

Framablog -

L’association Entropie réédite un catalogue de vingt objets à réaliser en design libre via une souscription sur la plate-forme de financement participatif Kisskissbankbank.

Un projet à l’esprit libre, à soutenir, à lire et à construire ;)

L’équipe de Framasoft est allée interviewer les membres de l’association pour en savoir plus sur leurs activités.

Pouvez-vous présenter les activités de l’association Entropie ?

L’association Entropie effectue des recherches sur un modèle de société plus écologique et plus démocratique basé sur la libre circulation des connaissances, l’entraide et une remise en question du système industriel.

Nous avons plusieurs axes de recherches :

  • L’autonomie politique : comment pouvons-nous nous organiser de manière plus démocratique ? Comment rétablir une équité dans la répartition des richesses ? Ces recherches ont donné lieu à la création du festival Vivre l’utopie qui a pour but de faire connaître des alternatives existantes au public étudiant.
  • Dans le cadre du pôle de recherche sur le design libre, nous créons des objets et réfléchissons à un système technique basé sur la libre circulation des connaissances.
  • Pour accompagner ce changement de système, nous avons créé des outils pédagogiques d’éducation à l’écologie et au travail manuel: ce sont les ateliers bricolo-écolo, nous y apprenons à y fabriquer des fours solaires, des éoliennes, des composteurs…Nous accompagnons également des personnes dans la construction de mobilier ou d’outil de travail adapté à leur besoin spécifique, dans le cadre des ateliers d’autoproduction accompagnée.

Nous appliquons la philosophie des logiciels libre à tous nos projets en les documentant et en les diffusant pour la plupart sous licence libre. C’est le cas des captations vidéo du festival Vivre l’utopie, des notices pédagogiques des ateliers bricolo-écolo ou des notices d’objets réalisées dans le cadre des ateliers d’autoproduction accompagnée.

Qu’est ce que vous entendez par un système technique plus démocratique ? En quoi consiste un atelier d’autoproduction accompagnée ?

La démocratisation de la technique ne consiste pas en l’autoconstruction généralisée à tout le monde : ceci, c’est le mythe du Do It Yourself, qui nie le savoir-faire des professionnels. Mais c’est plutôt donner l’accès au code source des objets pour comprendre la conception et la fabrication de l’objet à tous ceux qui en ont les compétences ou qui veulent les acquérir. Nous pensons aussi que l’usager peut participer à la conception et à la production de certains objets et acquérir des savoir-faire. Cela change le rapport entre profane et professionnel et demande un effort pédagogique. C’est ce que nous mettons en application lors des ateliers d’autoproduction accompagnée. Des usagers nous sollicitent avec un besoin, nous concevons et fabriquons avec eux un objet qui y répond, et bien sûr nous documentons cette expérience pour qu’elle rentre dans le pot commun de la connaissance.

Le fait de documenter notre travail et de le diffuser sous une licence libre permet de démocratiser les rapports entre les participants à nos projets. Par exemple si un employé de l’association est en désaccord avec les orientations de la structure et décide de partir, il peut le faire (forker comme on dit dans le monde du logiciel libre) en emportant toute la propriété intellectuelle et s’en resservir lors d’un autre projet. Dans le cas d’une entreprise classique, vous ne pouvez pas repartir avec les brevets auxquels vous avez participés.

Pouvez-vous nous présenter ce catalogue que vous rééditez ?

Ce catalogue est composé de 20 notices, chacune donnant accès au « code source » d’un objet, c’est-à-dire à la méthode de fabrication illustrée par des plans et des photos mais aussi au choix de conception qui, comme les commentaires d’un programme, permettent de mieux comprendre ces choix voire de modifier la conception. Et enfin on a rajouté une rubrique sur les avantages, les inconvénients et les optimisations possibles car, contrairement au modèle marchand où on va cacher les problèmes, on a ici intérêt à les dévoiler pour permettre à d’autres personnes de travailler dessus et de nous faire des retours pour l’amélioration de l’objet.

Le catalogue contient aussi un texte théorique sur les changements de société qui sont nécessaires pour démocratiser la technique et libérer la connaissance.

Il est possible de commander le catalogue sur la plate-forme de financement participatif, le projet court jusqu’au 30 octobre. On peut aussi se procurer l’un des objets libres conçus et réalisés par Entropie si l’on souhaite encore plus soutenir l’association.

Vous avez choisi de diffuser ce catalogue sous la licence Art Libre, pourquoi ce choix de cette licence ?

Troll !!! (rires)

Nous aurions pu aussi utiliser la licence Creative Commons BY-SA qui offre les mêmes libertés. Comme dirait Antoine Moreau, nous avons fait le choix du libre et non le libre choix. En effet sur les six licences CC, seulement deux sont libres alors que la licence Art libre est unique et libre, ce qui évite toute confusion. De plus cette licence a été rédigée en français, ce qui lui donne plus de reconnaissance par le droit français. Voilà pourquoi nous avons fait le choix de la licence Art Libre, mais cette décision est toujours en débat : nous nous penchons actuellement sur l’utilisation de la licence OHL du CERN, qui s’appliquerait sur le matériel et les solutions technologiques et non seulement sur le contenu des notices.

Jusqu’où va votre philosophie du libre, avez-vous par exemple utilisé un logiciel libre pour réaliser le graphisme du catalogue ?

C’était une des conditions du choix de notre graphiste. Nous avons travaillé avec Clara Chambon qui a accepté d’utiliser le logiciel libre de mise en page Scribus. Sachant que Clara travaillait depuis toujours sur le logiciel propriétaire Indesign, ce changement de logiciel a été un gros effort de sa part. De plus notre budget n’étant pas assez important pour qu’elle réalise l’intégralité du catalogue, elle nous a proposé une maquette et nous a formé pendant une journée à Scribus. Nous avons introduit le contenu dans cette maquette nous-même, ce qui nous a permis d’économiser 2000 euros sur les frais de graphisme.

Dans votre catalogue il y a beaucoup de notices de mobilier, est-ce que c’est un choix, avez-vous d’autres projets ?

Jusqu’à présent nos principaux clients étaient des particuliers qui avaient des besoins liés à de l’aménagement d’intérieur. Cependant nous avons eu dernièrement un projet d’un particulier qui souhaite s’installer en tant qu’apiculteur professionnel. Or pour vivre d’une activité d’apiculture, il faut un minimum de 400 ruches, ce qui représente un gros budget. Cette personne désire qu’on lui apprenne à fabriquer ses ruches ainsi que de l’outillage. Une fois les premières ruches fabriquées, elle sera autonome pour fabriquer les suivantes dans un atelier bois collectif.

Un dernier mot que vous aimeriez rajouter ?

L’entraide vaincra !!!

Quand on touche à la vie privée, c'est la démocratie qui est menacée (1/3)

Framablog -

Une conférence d’Eben Moglen

Nous proposons aujourd’hui la première partie d’une longue conférence d’Eben Moglen qui envisage les révélations de Snowden dans une perspective historique pour montrer comment ont été dévoyés les principes démocratiques au profit de la surveillance généralisée, et comment au-delà de la vie privée individuelle de chacun c’est le fragile équilibre démocratique qui est menacé.

Source : le Guardian Privacy under attack: the NSA files revealed new threats to democracy

Traduction : Thérèse et fatalerrors (Geoffray Levasseur), audionuma, Diab, Paul, Omegax, lumi, Paul, Goofy

Attaques contre la vie privée : les fichiers de la NSA ont révélé de nouvelles menaces pour la démocratie

Grâce à Edward Snowden, nous savons que l’appareil de répression a été secrètement intégré à l’État démocratique. Cependant, notre lutte pour préserver notre vie privée est loin d’être sans espoir.

Dans la troisième partie de son Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain, Edward Gibbon expose deux raisons pour lesquelles l’esclavage dans lequel avaient sombré les Romains sous le règne de l’empereur Auguste et de ses successeurs les avait laissés plus misérables qu’aucun autre peuple esclave avant eux. En premier lieu, Gibbon déclare que les Romains avaient emporté avec eux, dans l’esclavage, la culture des peuples libres — leur langue et leur conception d’eux-mêmes en tant qu’êtres humains postulaient la liberté. Et en conséquence, selon Gibbon, malgré le poids de la corruption et de la violence militaire, les Romains ont longtemps gardé les sentiments, ou du moins les idées, d’un peuple né libre. En second lieu, l’Empire romain s’est étendu au monde entier et quand cet empire est tombé entre les mains d’une seule personne, le monde était devenu une prison sûre et morne pour ses ennemis. Comme l’écrit Gibbon, résister était fatal et il était impossible de s’échapper.

Le pouvoir de cet Empire romain résidait dans le contrôle des communications par ceux qui gouvernaient. La mer Méditerranée était leur lac. Et d’un bout à l’autre de leur empire, depuis l’Écosse jusqu’à la Syrie, ils ont tracé des voies qui quinze siècles plus tard étaient toujours les artères principales du transport européen. C’est par ces routes que l’empereur envoyait ses armées. Grâce à ces routes, les informations importantes remontaient jusqu’à lui. Les empereurs ont inventé les services de postes pour transporter messagers et dépêches à la plus grande vitesse possible.

En utilisant cette infrastructure pour tout ce qui impliquait l’administration du pouvoir, l’empereur avait fait en sorte de devenir l’être humain le mieux informé de toute l’histoire du monde.

Ce pouvoir avait éradiqué les libertés humaines. « Souviens-toi », dit Cicéron à Marcellus en exil, « où que tu sois, tu es à égale distance du pouvoir du conquérant. »

L’empire des États-Unis, après la Seconde Guerre mondiale, dépendait lui aussi du contrôle des communications. Ceci est devenu plus évident quand, à peine 20 ans plus tard, les États-Unis se sont enfermés dans un affrontement d’anéantissement nucléaire avec l’Union soviétique. Dans une guerre de sous-marins tapis dans l’ombre sous les continents, capables d’éradiquer toute civilisation humaine en moins d’une heure, la règle d’engagement était : « lancement sur alerte » [1]. En conséquence, les États-Unis ont donné au contrôle des communications une importance aussi grande que l’avait fait l’empereur Auguste. Leurs grandes oreilles avaient la même soif de tout savoir.

Nous savons tous que les États-Unis ont pendant des décennies dépensé autant pour leur puissance militaire que toutes les autres puissances mondiales réunies. Nous, les Américains, prenons maintenant conscience de ce qu’implique le fait d’avoir consacré à l’interception de signaux et au cassage de chiffrements une proportion de nos ressources équivalente à celle du reste du monde.

Le système d’écoute des États-Unis est constitué d’un commandement militaire qui contrôle une main-d’œuvre civile importante. Une telle structure suppose à priori que cette activité de renseignement a pour cible l’étranger. Le contrôle militaire était à la fois le symbole et la garantie de la nature de l’activité qui était engagée. Une surveillance à grande échelle du territoire national sous contrôle militaire aurait violé le principe fondamental du contrôle par les citoyens.

Il s’agissait donc au contraire d’un service de renseignement extérieur responsable devant le Président en tant que commandant en chef militaire. La chaîne de commandement militaire garantissait le respect absolu du principe fondamental qui était « pas d’écoute ici ». La frontière entre la patrie et l’étranger séparait ce qui est anticonstitutionnel de ce qui est autorisé.

La distinction entre patrie et étranger était au moins crédible techniquement, étant donné la réalité des médias de communication du 20e siècle, qui étaient organisés hiérarchiquement et très souvent contrôlés par les États. Quand les services gouvernementaux des États-Unis choisissaient d’écouter les autres gouvernements étrangers — leurs forces armées, leurs communications diplomatiques et leurs hommes politiques partout où c’était possible — ils écoutaient dans un monde de cibles définies. Les principes de bases étaient : pénètre, enregistre et vole. Nous avons écouté, nous nous sommes introduits partout, nous avons fait du troc, nous avons volé.

Au début nous écoutions les forces armées et leurs gouvernements. Plus tard nous avons surveillé les flux des marchés internationaux pour peu que les intérêts de la sécurité nationale des États-Unis aient été engagés.

Le régime que nous avions construit pour nous défendre de l’anéantissement nucléaire fut restructuré à la fin du 20e siècle. En premier lieu, la guerre froide a touché à sa fin et l’Union soviétique a été dissoute. Une structure toute entière de sécurité nationale s’est réorientée d’elle-même. Il n’était plus nécessaire de surveiller un empire pointant vingt-cinq mille armes nucléaires sur nous. Désormais nous devions surveiller la population du monde dans son ensemble afin de localiser quelque milliers de personnes fomentant diverses formes de massacres. Ainsi, nous dit-on, espionner des sociétés entières est devenu normal.

En second lieu, la nature des communications humaines a changé. Le système que nous avions construit s’attaquait à des cibles définies : un branchement, un numéro de téléphone, une plaque d’immatriculation, une localisation géographique. La question au 20e siècle était de savoir combien de cibles il était possible de suivre simultanément dans un monde où chacune nécessitait infiltration, écoute et interception. Mais ensuite on a commencé à mettre au point une nouvelle forme de communication humaine. À partir du moment où nous avons créé Internet, deux des hypothèses de base ont commencé à faire défaut : la simplicité du « une cible, un branchement » a disparu et la différence entre l’intérieur et l’extérieur du pays s’est, elle aussi, évanouie.

Cette distinction a disparu aux États-Unis parce que c’est là que réside, pour le meilleur et pour le pire, une grande partie du réseau et des services qui lui sont associés. Par conséquent, la question « Va-t-on écouter à l’intérieur de nos frontières ? » a été, semble-t-il, réduite à « Allons-nous écouter ou non ? ».

C’est alors que s’est manifestée une administration américaine d’une extrême imprudence. Elle avait pour caractéristique de ne pas réfléchir longtemps avant d’agir. Confrontée à une catastrophe nationale qui constituait également une opportunité politique [2], rien ne se dressait entre elle et toutes les erreurs que l’empressement peut engendrer, et dont les enfants de ses enfants se repentiront à loisir. Ce qu’elle a fait — secrètement, avec l’assistance de juges choisis par un seul homme opérant en secret et avec la connivence de beaucoup de personnes honnêtes qui croyaient agir pour sauver la société — a été d’affranchir de la loi ceux qui nous écoutent.

Non seulement les circonstances avaient fait voler en éclats la simplicité de la règle « pas d’écoute à l’intérieur », non seulement les magouilles autour de la FISA [3] avaient amené cette administration dans une situation où aucune loi ne lui fournissait de points de repères utiles, mais de plus elle avait la ferme intention de le faire. Sa vision de la nature du pouvoir humain était « augustienne » à défaut d’être auguste [4]. L’administration désirait ce dont les personnes censées n’ont pas le droit de prendre la responsabilité. Et ainsi elle a failli et nous avons failli avec elle.

Nos grandes oreilles militaires ont envahi le cœur d’un Internet en pleine évolution

Nos journalistes ont failli. Le New York Times a laissé les élections de 2004 se dérouler sans rien révéler de ce qu’il savait sur les écoutes. Cette décision d’autocensure fut, comme tout type de censure ou d’autocensure, une blessure mortelle infligée à la démocratie. Nous, le peuple, n’avons pas exigé que soit mis un terme à tout cela dès le début. Or, à présent, nous en sommes déjà bien loin.

Nos grandes oreilles militaires ont envahi le cœur d’un Internet en pleine évolution, où des supercerveaux numériques bons pour le service militaire recueillent du renseignement sur la race humaine pour des raisons triviales et au nom du capitalisme. Aux USA, les sociétés de télécommunication jouissent de l’immunité juridique pour leur complicité, leur permettant d’aller encore plus loin.

L’invasion de notre réseau a été secrète et nous n’avons pas compris que nous devions résister. Mais la résistance est apparue telle une cinquième colonne au sein des grandes oreilles elles-mêmes. À Hong Kong, Edward Snowden a déclaré quelque chose de simple et d’utile : les analystes, a-t-il dit, ne sont pas des gens malintentionnés et ils ne veulent pas se considérer comme tels. Mais ils en sont arrivés à conclure que si un programme produit quoi que ce soit d’utile, il est justifié. Ce n’était pas le boulot des analystes d’évaluer l’éthique fondamentale du système à notre place.

En démocratie, cette tâche est confiée par le peuple aux dirigeants qu’il élit. Ces dirigeants ont failli — tout comme nous — parce qu’ils ont refusé d’adhérer à l’éthique de la liberté. Le personnel civil des agences fédérales est le premier à avoir ressenti cette défaillance. Depuis le milieu de la dernière décennie, des gens ont commencé à tirer la sonnette d’alarme à tous les niveaux. Ces employés courageux ont sacrifié leur carrière, effrayé leur famille et parfois souffert personnellement de persécutions, pour avoir dévoilé qu’il existait quelque chose de profondément mauvais. La réponse a été le règne par la peur. Deux administrations successives des États-Unis ont cherché à régler la question des lanceurs d’alerte parmi les « grandes oreilles » en leur réservant le traitement le plus impitoyable possible.

Snowden a dit à Hong Kong qu’il se sacrifiait afin de sauver le monde d’un tel système, qui « n’est contraint que par la réglementation ». Les idées politiques de Snowden méritent notre respect et notre profonde considération. Mais pour l’instant il me suffira de dire qu’il n’exagérait pas sur la nature des difficultés. Grâce à Snowden, nous avons appris que ceux qui écoutent ont entrepris de faire ce qu’ils ont sans cesse répété à l’opinion respectable des experts qu’ils ne feraient jamais. Ils ont toujours prétendu qu’ils n’essaieraient pas de casser le chiffrement qui sécurise le système financier mondial. C’était faux. Quand Snowden a révélé l’existence du programme Bullrun de la NSA, nous avons appris que l’agence avait menti pendant des années à ces financiers qui croient avoir droit à la vérité de la part du gouvernement qui leur appartient. La NSA n’avait pas seulement subverti des standards techniques en tentant de casser le chiffrement qui est la clé de voûte de l’industrie mondiale de la finance, elle avait aussi volé les clés d’autant de « coffres-forts » que possible. Avec cette révélation, la NSA a perdu la respectabilité qu’elle avait dans le monde entier. Leur inconscience dans la mise en danger de ceux qui n’acceptent pas les dangers émanant du gouvernement des États-Unis était à couper le souffle.

…ces dix dernières années, après la mise au rencart de l’éthique de la liberté, l’État a commencé à ancrer des procédés totalitaires dans la substance même de la démocratie.

L’empire des États-Unis était l’empire de la liberté exportée. Ce qu’il avait à offrir au monde entier c’était la liberté et l’indépendance. Après la colonisation, après les vols commis par l’Europe, après les diverses incarnations de l’horreur d’origine étatique, il promettait un monde libéré de l’oppression de l’État. Au siècle dernier, nous étions prêts à sacrifier nombre des plus grandes villes du monde et à accepter le sacrifice de dizaines de millions de vies humaines. C’était le prix à payer pour écraser des régimes que nous appelions « totalitaires », dans lesquels l’État devenait si puissant et si invasif qu’il ne reconnaissait plus aucune des limites de la sphère privée. Nous avons combattu désespérément jusqu’à la mort des systèmes dans lesquels l’État écoutait chaque conversation téléphonique et conservait la liste de toutes les personnes en relation avec chaque fauteur de trouble. Mais ces dix dernières années, après la mise au rencart de l’éthique de la liberté, l’État a commencé à ancrer des procédés totalitaires dans la substance même de la démocratie.

Proclamer que les procédés du totalitarisme sont compatibles avec le système de l’autogouvernance éclairée, individuelle et démocratique est sans précédent dans l’histoire. Un tel raisonnement devrait être voué à l’échec. Il devrait suffire de lui objecter que l’omniprésence d’écoutes invasives engendre la peur, et que cette peur est l’ennemie de la liberté raisonnée et organisée. Tenter d’ancrer des procédés totalitaristes au sein de l’autogouvernance constitutionnelle des États-Unis est en totale contradiction avec l’idéal américain. Mais il y a une incohérence encore plus profonde entre ces idéaux et le fait de soumettre à une surveillance de masse chacune des autres sociétés de la planète. Certains des serviteurs du système ont finalement compris que tout ceci était mis en place, non pas avec, mais contre l’ordre démocratique. Ils savaient que les amarres de leurs vaisseaux avaient été larguées dans le noir et sans drapeau. Quand ils ont lancé l’alerte, le système a lancé ses alertes en retour. Finalement — du moins à ce jour, et jusqu’à nouvel ordre — il y a eu Snowden, qui a vu tout ce qui se passait et observé le sort de ceux qui se sont mis à parler.

Il a compris, comme Chelsea Manning l’a aussi toujours compris, que lorsque vous portez l’uniforme, vous consentez au pouvoir. Il connaissait très bien son affaire. Tout jeune qu’il était, il a déclaré à Hong Kong : « J’ai été un espion toute ma vie. » Et il a fait ce qui demande un grand courage, lorsqu’on est en présence de ce qu’on croit être une injustice radicale. Il n’était pas le premier, il ne sera pas le dernier, mais il a sacrifié l’existence qu’il connaissait pour nous dire les choses que nous avions besoin de savoir. Snowden s’est rendu coupable d’espionnage pour le compte de la race humaine. Il en connaissait le prix, il savait pourquoi. Mais comme il l’a dit, seul le peuple des États-Unis pourra décider, au travers de sa réponse, si le sacrifice de sa vie en valait la peine. Aussi est-il de la plus haute importance que nous fassions l’effort de comprendre ce message : comprendre son contexte, son propos et sa signification, et tirer les conséquences concrètes du fait d’en avoir eu communication. Et même une fois que nous aurons compris, il sera difficile de juger Snowden, parce qu’il y a toujours beaucoup à dire d’un côté comme de l’autre lorsque quelqu’un a entièrement raison trop tôt.

Aux États-Unis, ceux qui furent des « antifascistes précoces » [5] ont souffert. Il n’était bon d’avoir raison que lorsque tous les autres avaient raison. Il était malvenu d’avoir raison quand seuls ceux que nous désapprouvions avaient un point de vue que nous adopterions nous-mêmes plus tard.

nous devons commencer par écarter, pour nos besoins immédiats, à peu près tout ce qu’ont dit les présidents, premiers ministres, chanceliers et sénateurs. Les discours publics de ces « leaders » constituent un catalogue remarquable de manipulations, de tromperies et de complets mensonges.

Snowden a été parfaitement précis. Il connaît son affaire. Il a été pour nous l’espion des injustices et nous a dit ce qu’il fallait pour que nous fassions ce travail et que nous le fassions bien. Et s’il est une responsabilité que nous avons, c’est celle d’apprendre, maintenant, avant que quelqu’un ne conclue qu’apprendre doit être interdit. En réfléchissant à la signification politique du message de Snowden et à ses conséquences, nous devons commencer par écarter, pour nos besoins immédiats, à peu près tout ce qu’ont dit les présidents, premiers ministres, chanceliers et sénateurs. Les discours publics de ces « leaders » constituent un catalogue remarquable de manipulations, de tromperies et de complets mensonges. Nous devons plutôt nous concentrer sur la pensée qui sous-tend les actions menées par Snowden. Ce qui importe le plus maintenant, c’est de savoir dans quelle mesure l’ensemble de la race humaine a été piégée dans ce système de surveillance envahissant.

Nous commencerons là où les dirigeants sont déterminés à ne pas s’arrêter, en nous demandant si une forme quelconque de gouvernement autonome démocratique, où que ce soit, est compatible avec ce type de surveillance massive et envahissante dans laquelle le gouvernement des États-Unis a entraîné non seulement son peuple, mais aussi le monde entier. En fait, ce ne devrait pas être une enquête compliquée.

L’anonymat est nécessaire à la conduite d’une politique démocratique. Non seulement nous devons pouvoir choisir avec qui nous discutons de politique, mais nous devons aussi être capables de nous protéger des représailles contre l’expression de nos idées politiques.

Pour quiconque vivait au 20e siècle, du moins en son milieu, il était évident que la liberté ne pouvait pas être compatible avec des procédés totalitaires. Ainsi, quand on observe les réactions aux révélations de Snowden, on voit que l’invasion massive de la vie privée déclenche une anxiété justifiée sur le sort de la liberté parmi les survivants du totalitarisme. Pour comprendre pourquoi, nous devons comprendre plus précisément ce que notre conception de la « vie privée » implique vraiment. Notre conception de la vie privée combine trois éléments. Le premier est la confidentialité, la possibilité que le contenu de nos messages ne soit connu que de ceux auxquels ils sont destinés. Le deuxième est l’anonymat, c’est-à-dire le secret sur qui envoie ou reçoit les messages, quand bien même le contenu n’en serait absolument pas confidentiel. Il est très important que l’anonymat soit une préoccupation que nous puissions avoir, à la fois lorsque nous publions et lorsque nous lisons. Le troisième est l’autonomie, notre capacité à libérer nos décisions de vie personnelle de toute force ayant violé notre confidentialité ou notre anonymat. Ces trois éléments — confidentialité, anonymat et autonomie — sont les principaux composants d’un subtil cocktail qu’on appelle « vie privée ».

Sans confidentialité, l’autogouvernance démocratique est impossible. Sans confidentialité, les gens ne peuvent discuter des affaires publiques avec ceux qu’il choisissent en excluant ceux avec qui ils ne souhaitent pas dialoguer. L’anonymat est nécessaire à la conduite d’une politique démocratique. Non seulement nous devons pouvoir choisir avec qui nous discutons de politique, mais nous devons aussi être capables de nous protéger des représailles contre l’expression de nos idées politiques. L’autonomie est viciée par l’invasion généralisée de la confidentialité et de l’anonymat. La libre prise de décision est impossible dans une société où chaque déplacement est surveillé, comme nous le démontreraient un bref regard sur la Corée du Nord, toute conversation avec ceux qui ont vécu les totalitarismes du 20e siècle ou toute étude historique des réalités quotidiennes de l’esclavage aux États-Unis avant la guerre civile.

(à suivre…)

Notes

[1] Launch on warning est une option stratégique mise en œuvre par les États-Unis et l’URSS pendant la guerre froide. Elle consiste à lancer une attaque nucléaire en riposte à toute détection d’un lancement d’arme stratégique par l’adversaire, sans attendre l’explosion. Pour éviter les fausses alertes, la qualité du renseignement est évidemment primordiale.

[2] Moglen fait ici bien sûr allusion aux attentats du 11 septembre 2001.

[3] Foreign Intelligence Surveillance Act, Loi de surveillance du renseignement étranger, votée par le 50e congrès en 1978.

[4] Auguste (adj.) : digne de vénération, en référence à l’empereur Auguste de l’Empire Romain, considéré d’ailleurs comme l’inventeur du renseignement organisé.

[5] groupe d’antifascistes dénonçant l’amitié entre les États-Unis et l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale, souvent accusés à tort d’être des agents communistes

Montréal-Python 49: Lunette Kaleidoscopique

Montréal Python -

Aux portes de l'automne on vous propose ce mois-ci de passer des données ouvertes, de Scipy et Django, en passant par Docker et finalement Go ! Tout un programme qui débutera par deux plus courtes présentation: Rory nous présentera son module du mois, pyp et Brice Salmon viendra présenter comment la startup E-180 utilise Python.

Si vous avez des annonces, des courtes présentations, n'hésitez pas !

Comme a l'habitude, la soirée se terminera chez nos amis du Bénélux, c'est votre chance de venir renconter la creme de la communauté Python a Montréal.

Voici les présentateurs et présentatrices de la soirée.

Présentations flash (5-10 minutes chaque)
  • Rory Geoghegan: Module of the month: pyp

  • Patrick Picher: Python et E-180 et Python - Les grands esprits se rencontrent

E-180 est une entreprise sociale montréalaise qui se spécialise dans la création d’outils web et mobile de jumelage, connectant des gens aux intérêts similaires intéressés à apprendre les uns des autres, en personne et un-à-un. Cette courte présentation a pour but de montrer ce que nous faisons ainsi que de balayer notre stack technologique utilisant, entre autres, le langage Python

Présentations principales
  • Guillaume Pratte: "Les efforts d'importation des données ouvertes de la Ville de Montréal"

La Ville de Montréal a récemment autorisé l'inclusion de ses données ouvertes dans OpenStreetMap. Ces données sont en différents formats géographiques: ShapeFile, KML, voire même des fichiers CSV. Cette présentation mettra l'emphase sur le procesus de conversion des données de la Ville en format approprié pour OpenStreetMap, en utilisant Python.

  • Eleyine Zarour: "Automating microscopy data analysis using Django and Scipy"

Eleyine will be demonstrating how she used Django coupled with Scipy to automate microscopy data analysis tasks during her undergraduate research project in biology.

  • Rory Geoghegan and Luis Rojas: How to get your python services running in docker

  • Alexandre Bourget: Golang for Pythonistas

Quand

Le lundi 20 Octobre à 18h30 (les portes ouvrent à 18h)

UQÀM, Pavillion PK

201, rue Président-Kennedy

Local PK-1140

Horaire
  • 18:00 Ouverture des portes
  • 18:30 Début des présentations
  • 19:30 Pause
  • 21:00 Bière et résautage au Bénélux
Comme à l'habitude, nous tenons à remercier nos commanditaires. Sans leur soutien, cette événement n'aurait pas lieu.
  • UQÀM
  • Bénélux
  • w.illi.am/
  • Outbox
  • Savoir-Faire Linux
  • Caravan
  • iWeb

échoFab sur les ondes de Canal Savoir !

Communautique -

Un regard sur l'avenir propose une série de vidéos qui analyse en profondeur les projets de recherche actuels à l'Université McGill. Trois émissions sont présentées en français : Montréal, le Quartier de l’innovation et Médecine personnalisée.

La clé FACIL, une façon de contribuer

Club Linux Atomic -

Nous avons reçu le communiqué suivant de FACIL : Le 20 septembre dernier, à l’occasion de la Journée internationale du logiciel libre, FACIL, pour l’appropriation collective de l’informatique libre (FACIL) lançait la campagne de sociofinancement de la clé FACIL. La clé FACIL est une clé USB de 16 Go capable de démarrer une sélection de […]

Interview d'Isabelle Attard le 1er octobre 2014

April -

Actualités de l'April du 7 septembre 2014

Informations


Mme la député Isabelle Attard est interviewée par Alexis Kauffmann le 1er octobre 2014 à l'Assemblée Nationale

  • Titre : Interview d'Isabelle Attard par Alexis Kauffmann le 1er octobre 2014
  • Intervenants : Isabelle Attard, Alexis Kauffmann
  • Réalisation : Lionel Allorge
  • Licences : Gnu FDL 1.3 ou ultérieure, CC-by-SA 2.0 ou ultérieure, Art Libre 1.3 ou ultérieure
  • Durée : 30 mn 3 s
  • Média : Interview_Isabelle_Attard_1er_octobre_2014.webm (243,8 Mo)
  • Logiciels utilisés : Kdenlive pour le montage vidéo et Inkscape pour le générique
Transcription

La transcription de la première partie est disponible sur la page Rencontre avec la députée Isabelle Attard.

November 2014 Meeting - Practical Approach for Testing

PHP Québec -

November's meeting will be held on November 6 in Pronexia's office. We will have a presentation on testing software.

RSVP Please

When: November 6, 18:30 for drinks (sponsored by Pronexia) and networking. 19:00 for the talk.
Where: Pronexia's office
1280 Bernard West, Suite 303
Outremont,
Quebec
H2V 1V9
Practical Approach for Testing your Software with PHPUnit

Mario Bittencourt

Testing your application should be part of the development cycle and not an after thought. Even though PHPUnit has been around for some time there are still a lot of developers that struggle with the concept and fail to adopt it. This presentation aims to close the gap by bringing some more advanced concepts, best practices and how you can start using it on your real-life projects. I will assume the audience is familiar with the subject. 3

Fabliaux moyenâgeux du GdT Transcriptions le 10 octobre 2014

April -

Oyez, oyez, gents Apriliens,
En ce glorieux soir, les preux transcripteurs de la table ronde stratifiée imitation pin de la salle de réunion de l'April, se sont réunis. Toutes les quêtes transcriptives ont été menées à leur terme au sein du local de Brocéliande. Chaque chevalier a saisi sa baguette de sorcier sablée pur beurre aux éclats de noisettes et chocolat au lait (miam)

La dame du Lac Véronique, la fée Marie-Odile et l'enchanteresse Bookynette ont aidé les sires Christian, Echarp et Juu dans leurs péripéties. Les ménestrels n'ont pas fini de chanter leurs exploits, 210 minutes de ballades (des gens heureux).

Des récits épiques de quête ont été publiés vous pouvez les retrouver sur le domaine de l'April :
- Interview de Jeanne Tadeusz à Nantes sur l'importance du Logiciel Libre (14 min 24)
- Accessibilité marché en expansion. Acteurs du Libre préparez-vous ! Conf. Armony Altinier - RMLL 2014 (31 min 30)
- L'homo-numericus peut-il se déconnecter? Émission « L'invité des matins » de Radio France Culture avec Bernard Stiegler (1h de transcription sur 2h30 d'émission)
- Comment fonctionne l'accessibilité des logiciels ? Conférence lors des RMLL2014 (37min)
- Développeurs déficients visuels: nos possibilités et difficultés - Conférence lors des RMLL2014 (35min)
- Actualités de l'Agenda du Libre du 3 août 2014 (9min 50)
- Extrait de l'émission « Spécial investigation » Le lobbying de Microsoft à l'école dévoilé ou Pourquoi le logiciel libre a tant de mal à se faire une place à l'école française ? (15 min)

Le banquet fut comme à son habitude mémorable. Même si le graal n'a pas été trouvé, les convives se sont régalés de la Clairette du Languedoc. Pas d'épée à retirer d'un rocher chocolaté (dommage !) mais plein de fruits, des pommes, des poires et des scoubidoubidou-ah...

Les esprits des absents, le chevalier BeucNoir, la petite reine rousse, BenJcelot et les dames Nanie et Corinne les ont accompagnés...

L'April présente dans l'émission « Service public » sur France Inter lundi 13 octobre 2014

April -

L'émission « Service public » de Guillaume Erner lundi 13 octobre 2014, entre 10h et 11h sur France Inter, sera consacrée à la thématique : « Un autre internet est-il possible ? Naviguer sans Google, Facebook, Microsoft et consorts ». L'April sera présente sur le plateau en la personne de Lionel Allorge, son président.

Les intervenants de l'émission sont :

L'émission a lieu en direct et comprend quelques appels d'auditeurs (en moyenne 3, 4 appels par émission).

GAMERella, les jeux pour et par elles

CultureLibre.ca - Olivier Charbonneau -

Il me fait plaisir de vous proposer quelques ateliers gratuits (mais en anglais) de création de jeux dans le cadre de GAMERella, une activité du centre de recherche TAG (Technoculture Art & Games) de l’Université Concordia (dont je suis membre).

GAMERella est une activité de création de jeux (Game Jam) qui aura lieu les 8 et 9 novembre prochain à l’Université Concordia ayant une approche féministe, sexuellement neutre ou altersexuelle. Le but est de créer un jeux fonctionnel en un weekend. Les ateliers sont l’occasion de s’approprier la culture du jeu.

Je vais tenter de participer à l’atelier sur le design de jeux le 28 octobre prochain… Et oui, dans mes moment de procrastination les plus intenses (j’ai une thèse à écrire quand même), je travaille sur quelques idées loufoques, dont un roman et un jeu vidéo (et ça, c’est encore sérieux!).

Invitation toute spéciale pour mesdames, mais aussi messieurs pour le bien de mesdames… Personnellement, je suis le père de deux jeunes filles et je dois avouer que ce thème m’est très important.

Donc, pour l’atelier, il est proposé d’utiliser le logiciel Stencyl (gratuit pour produire ses jeux sur le web mais payant si l’on veut avoir des versions pour le App store de Apple et Google Play) ainsi qu’un fichier contenant des images et autres items pour créer un jeu (attention, fichier volumineux de plus de 8 Mo).

Un gros merci à Pixelles, une organisation à but non-lucratif vouée à l’avancement des femmes dans le monde des jeux.

Prochaine rencontre du CLA : 13 novembre 2014

Club Linux Atomic -

La prochaine rencontre du Club Linux Atomic (CLA) se déroulera le jeudi 13 novembre 2014, de 18 à 21 heures à la Maison Notman, située au 51 rue Sherbrooke Ouest à Montréal. Voici l’information et la programmation de cette rencontre. Programmation La programmation de cette rencontre sera communiquée ici aussitôt que connue. Entre temps, des […]

Participons à la journée de mobilisation européenne contre TTIP/TAFTA, CETA, TISA le 11 octobre 2014

April -

Une journée de mobilisation européenne contre les accords commerciaux TTIP/TAFTA, CETA, TISA est organisée samedi 11 octobre 2014. L'April encourage chacun à participer aux événements prévus.

Les organisateurs des événements ont de nombreuses raisons de s'opposer à ces accords commerciaux. L'April a résumé les problématiques posées en publiant une page de position dans laquelle sont développées les raisons de sa mobilisation contre TAFTA, mais également contre tous les accords commerciaux internationaux du même genre.

En 2012, les manifestations organisées contre ACTA avaient largement participé au rejet de ce traité. L'April invite chacun à être présent pour faire entendre notre voix et pour expliquer les motifs de notre opposition à ces accords.

Pour en savoir plus, consultez :

  • 1.

    La vidéo est disponible en html5 et peut également être récupérée par des outils comme youtube-dl.

Femmes de sciences en accès libre

CultureLibre.ca - Olivier Charbonneau -

L’Association Science et bien Commun annonce le lancement d’un livre proposant une série de portraits sur des femmes scientifiques. En plus d’être en vente en format ePub ou papier, la version HTML est en accès libre sous la licence Creative Commons Atribution !

Vraiment un cas intéressant d’une publication académique explorant le rôle de l’accès libre dans la diffusion du savoir.

Le futur Commissaire européen Andrus Ansip affiche son soutien au logiciel libre

April -

Paris, le 8 octobre 2014, communiqué de presse.

Lors de son audition par le Parlement européen, Andrus Ansip, commissaire européen désigné pour le marché unique numérique, a plusieurs fois exprimé son soutien au logiciel libre. L'April espère que c'est le signe de la mise en place d'une politique volontariste en faveur du logiciel libre.

Dans le cadre de la procédure de mise en place de la nouvelle Commission européenne, chaque commissaire européen désigné est auditionné par les commissions parlementaires responsables du portefeuille qui lui a été attribué et répond aux questions qui lui sont posées.

Lundi 6 octobre 2014, Andrus Ansip, le commissaire européen désigné pour le marché unique numérique, a clairement indiqué que la Commission européenne devait encourager l'usage du logiciel libre et il s'est engagé à soutenir le développement de l'usage du logiciel libre. Évoquant sa propre expérience, il a également expliqué que, lorsqu'il était Premier ministre de l'Estonie, il avait fait en sorte que tout logiciel financé par des fonds européens soit disponible pour tous1.

Une semaine après l'audition de Günther Oettinger qui avait refusé de répondre à la question posée par une eurodéputée sur le logiciel libre, l'audition d'Andrus Ansip a laissé une bien meilleure impression. Andrus Ansip a montré une connaissance du sujet dont il sera responsable.

« Nous nous réjouissons des propos du commissaire désigné Andrus Ansip concernant le logiciel libre. Nous espérons que cette bienveillance manifestée lors de son audition se traduira par des actes avec la mise en place d'une politique publique européenne qui favorisera dans tous les domaines le développement et l'utilisation des logiciels libres » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, à l'ère du numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 4 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31

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