L'austérité budgétaire ne fera que perpétuer l'immobilisme dans le dossier du numérique
Pour réaliser sa promesse de responsabilité, d'intégrité et de transparence[1], réparer l'accès à l'information[2], donner effet à l’engagement de 2012 envers le gouvernement ouvert[3] et poursuivre le développement de l'expertise interne en logiciel libre[4], le gouvernement Couillard devra nécessairement s'autoriser à dépenser temps, énergie et argent pour transformer la culture informatique de nos organismes publics. Ce changement de culture n'est évidemment pas compatible avec le gel global des effectifs du secteur public[5] et autres mesures de rigueur[6] du budget annoncé en juin dernier.
De la rigueur bien entendue

Le numérique est partout dans notre vie. C’est devenu un cliché de le dire, tant tout, ou presque, est régi par le numérique. Comme Dieu, il est présent dans tout, dans le visible comme dans l’invisible. Comme Dieu, il voit tout. Nous ne pouvons échapper à son regard, comme nous l’ont montré les révélations d’Edward Snowden à propos de la surveillance des conversations téléphoniques exercée par les États-Unis.
C'est dans tous les médias depuis hier : un jugement de la Cour suprême du Canada vient de confirmer que la police doit détenir un mandat pour obtenir des informations qui permettent d'identifier les personnes sur Internet. FACIL, qui est membre de la coalition «Protégeons notre vie privée» d'OpenMedia.ca, se réjouit de cette décision.